Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Une session à Singapour

Aéroport Changi, Singapour, vers 1h du matin. La première chose qui me soit venue à l’esprit, quand les portes coulissantes donnant sur l’extérieur se sont ouvertes, a été : « Non. »

 

Passer de l’atmosphère contrôlée de l’aéroport au climat tropical singapourien m’a donné l’impression de foncer dans un mur de chaleur et d’humidité. Avec un léger sentiment de panique, j’arrivais mal à imaginer à quel point la température pouvait grimper au soleil de midi. Mais en me laissant conduire à l’hôtel où je devais loger cette nuit-là, en regardant défiler des plantes et des arbres que je n’avais vus qu’au Biodôme, et en jasant un peu avec le chauffeur de taxi, je me suis dit qu’après tout, je devrais être capable de m’adapter.

Et ça a été le cas! Après plusieurs jours à prendre des douches tièdes-froides et à porter des vêtements légers, j’ai commencé à m’habituer. Durant les dernières semaines de la session, je pouvais sans problème porter des jeans et une veste à manches longues légère paa 30 degrés Celsius, alors qu’à mon arrivée je ne comprenais pas comment les gens pouvaient supporter de s’habiller ainsi.

La première semaine a été plutôt difficile; 12 heures de décalage horaire, ça vous déboussole solidement. Durant ces premières journées difficiles, je me suis donné pour tâche d’explorer un peu le campus. Vu la taille de l’endroit et la température extérieure, j’ai rapidement revu mes objectifs à la baisse pour me concentrer sur le centre sportif, le supermarché, les différentes cantines et mes futures salles de classe. Jusqu’à la première journée de cours, j’ai été bien occupée, que ce soit en rencontrant d’autres étudiants internationaux ou en faisant quelques emplettes pour des produits de première nécessité, comme un oreiller ou un mini-ventilateur pour mon ordinateur portable, qui surchauffait sinon!

Un des plus beaux moments de ce début de session a été la journée de la fête nationale, célébrée le 9 août. Durant le jour, un groupe de (nouveaux) amis et moi nous étions promenés dans les coins populaires de Singapour. Nous avons pris des photos, goûté à ce fruit étrange qu’est le durian, mangé de la nourriture indienne dans le quartier chinois pour finalement aboutir, en début de soirée, devant la magnifique Marina Bay afin d’assister aux célébrations populaires, terminées par un feu d’artifice impressionnant.

Singapour est un pays génial pour faire un échange, car sa superficie relativement petite fait en sorte que vous pouvez, en quelques mois, avoir le temps d’en visiter tous les plus beaux attraits. Parmi mes favoris, je tiens à mentionner le jardin botanique, l’île de Sentosa et ses plages, le parc d’oiseau du Jurong, le quartier chinois, le musée national et Marina Bay, avec sa vue époustouflante sur le centre-ville.

J’ai eu de la chance dans le cadre de cet échange : une place en résidence sur le campus de NTU, Nanyang Technological University, a environ divisé par quatre les coûts prévus rattachés à mon logement, en plus de réduire les coûts en transport. Le seul point négatif est que cette université se situe à un bon 40 minutes du centre-ville, où se trouvent les lieux de sorties intéressants.

Côté académique, je n’ai rien trouvé à redire. La qualité de l’enseignement est excellente, les formalités administratives pour les étudiants en échange se font bien, et il y a beaucoup de ressources sur le campus si vous avez besoin d’aide. Côté langue, pas de panique! Si vous avez une compréhension décente de l’anglais et que vous êtes capable de vous faire comprendre, vous devriez vous débrouiller assez bien. En tout cas, sachez que vous serez loin d’être la seule personne avec un accent.

Ça a été si difficile de revenir! Si vous partez en échange (et je vous y encourage à 110%), attendez-vous à souffrir. Je pense par contre, et je suis sûre que beaucoup seront de mon avis, que c’est ce genre de souffrances qui font en sorte que la vie vaut la peine d’être vécue.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

Le Polyscope en PDF+