Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Une comète visite Montréal

 

On connait tous cette personne qui serait capable de nous faire faire n’importe quoi avec un superbe sourire dont ils sont expert. Moi, je me suis fait prendre lamentablement: j’ai passé trois heures au froid contre une photo de comète!

Dimanche passé, je me suis donc retrouvée en haut du mont Royal pour chasser la comète C/2011 L4 Pan-Starrs. Une visiteuse assez timide puisqu’elle vient nous voir tous les 110 000 ans. C’était donc la première fois qu’elle passait dans le coin depuis que les appareils photos ont été inventés.

J’avoue que malgré mon scepticisme, l’expérience ne fut pas SI désagréable. Bien qu’il faisait au moins -8000°C et qu’il y avait du vent (bah oui, en haut du mont Royal, il y a du vent), il y avait une joli ambiance. Premièrement, le peu de gens qui étaient là étaient très motivés. Certains sont arrivés avec des trépieds de tous les modèles et grandeurs. Un autre est arrivé avec un télescope énorme et ils se sont mis à quatre pour le faire fonctionner. Une atmosphère enjouée et des rires en toutes les langues fusaient. Un monsieur était un astronome de l’Université de Montréal et fut assez sympathique pour nous expliquer en long et en large les rouages de son métier. Avis aux intéressés, le métier de chasseurs d’étoile se fait maintenant devant un ordinateur. Ceux qui veulent les voir à l’œil nu devraient plutôt devenir photographes!

Même si l’atmosphère avait été horrible, j’aurais quand même été contente de m’être laissée convaincre. C’était la première fois de ma vie que je pouvais voir une comète et je n’ai pas été déçue. Elles sont vraiment jolies! Les gens étant sympas, j’ai réussi à la voir au télescope mais c’était possible de la voir à l’oeil nu aussi. Avec des jumelles, c’était même possible de la différentier des autres étoiles, de voir la queue et même la chevelure de la comète (oui, oui, il y a un différence!)




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.