Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Vaut-il mieux voir le monde à l’envers ou la vie en rose ?

Avez-vous déjà essayé de lire un livre à l’envers sans vous décourager après une page ? Avez-vous déjà essayé d’être souriant pendant une journée complète, sans vouloir vous arracher la mâchoire parce que ça faisait trop mal ? Pourquoi est-ce que je vous demande cela ? Car c’est le quotidien de deux personnes bien spéciales qui seront présentées dans cet article.

 

Voir le monde à l’envers

Bojana Danilovic est atteinte d’un disfonctionnement cérébral appelé le phénomène d’orientation spatiale, c’est-à-dire qu’elle voit le monde à l’envers. Pour faire la lecture de son journal, elle doit le mettre à l’envers et c’est la même chose lorsqu’elle regarde la télévision, elle doit aussi la retourner à l’envers.

La jeune Serbe de 28 ans est atteinte de ce disfonctionnement depuis sa naissance. Des experts en neuroscience du M.I.T. et de Harvard ont étudié son cas et affirment que ses yeux voient les images dans le bon sens, mais c’est son cerveau qui les change. Cependant, les médecins n’arrivent pas à en connaître la cause. Ils ont déjà vu des cas d’écriture à l’envers, mais jamais quelqu’un comme Bojana.

Malgré cela, la jeune Serbe ne s’est pas laissé abattre et a obtenu un diplôme universitaire en économie. Elle travaille maintenant pour la ville d’Uzice. Elle est capable de vivre une vie normale, à l’exception des gens qui lui font toujours des remarques sur le fait qu’elle tient, par exemple, une feuille à l’envers, mais elle s’est habituée dit-elle. Un logiciel spécifique à même été développé pour éviter qu’elle ait à retourner son ordinateur. La seule chose qui la rend malheureuse est qu’elle ne pourra jamais passer son permis de conduire.

Voir la vie en rose ou le garçon qui n’arrêtait pas de sourire

James Edgar est un garçon qui a toujours l’air heureux. Il est atteint du syndrome neurologique Angelman. Les effets secondaires de ce syndrome sont qu’il rit et sourit en quasi-permanence, mais aussi qu’il ne peut pas parler et qu’il a des difficultés d’apprentissage.

Même si tous les parents aimeraient avoir un enfant toujours souriant et gai, la mère de James nous rappelle qu’il faut que son fils soit en constante surveillance, car il ne connaît pas le danger. Dans des moments tristes, les gens sont parfois choqués du non-verbal de James, mais pourtant il est capable de ressentir d’autres émotions, c’est simplement qu’il n’est pas capable de les montrer.

James a été diagnostiqué avec le syndrome neurologique d’Angelman à ses 17 mois, car il ne progressait pas assez rapidement dans son apprentissage. Encore aujourd’hui, il ne peut pas parler, mais il communique à l’aide d’un iPad et partage des histoires ou des vidéos qu’il trouve sur internet avec sa famille. Elle se dit très choyée de l’avoir : il rend la vie joyeuse et pleine d’entrain.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

Dans la même catégorie

Les profs de Poly votent pour la grève

28 mars 2013

Le 26 mars, la communauté polytechnicienne a appris via un communiqué de la direction générale que les professeurs ont voté pour « un mandat de grève à la hauteur de 73,2 % (avec un taux de participation de 81 % des professeurs). »   Avec l’obtention d’un mandat de grève, l’Association des professeurs de l’École Polytechnique de Montréal (APEP) peut maintenant déclencher une grève à tout moment. Le comité de stratégie de l’APEP est responsable...

La fierté aveuglante d’une nation

26 janvier 2007

Auteur: Jean-Claude Louis, jr Le premier matin, tes enfants couraient dans les rues et criaient. Ils accueillaient ceux qui venaient de réaliser l’impossible, ceux qui venaient de rompre une tradition qui avait perduré pendant plusieurs centaines d’années, ceux qui portaient avec eux LE PAPIER. Ce papier prouvait que le dernier combat avait bien eu lieu… Ce papier dont les mots prononcés aux premières heures avaient fait grandir dans leur âme un sentiment qu’ils n’auraient...

Prends soin de… tes oreilles !

5 février 2010

Est-ce que ça vous est déjà arrivé de prendre le bus à 8h du matin et d’être pris en sandwich entre deux personnes qui écoutent la musique à fond ? Pour ma part ça m’arrive tout le temps. Bien souvent le volume est tellement haut que je suis capable d’en reconnaître l’air. Ça a inévitablement un impact sur ma journée. En effet si mon voisin écoute de la tecktonik, je démarre ma journée de mauvaise...