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Évite les Oups

 

Comme vous le savez, une campagne de sensibilisation sur la surconsommation d’alcool est en ce moment en cours à Polytechnique. En effet, cette campagne, organisée par des étudiants et pour des étudiants, porte le nom d’«Évite les Oups ». Par conséquent, c’est dans un souci d’informer la population étudiante que l’AEP, en collaboration avec Allo-Poly, exécute cette campagne. Vous trouverez dans les lignes qui suivront une liste des effets néfastes de l’alcool qui ont été couverts par les affiches et qui seront couverts avec les prochaines affiches, chacune accompagnée d’explication sur ce qu’il faut faire et ne pas faire dans de telles situations.

Gueule de bois et lendemain de veille (Jade et Chad)

Tout d’abord, Jade et Chad, en buvant de façon excessive, en ont subi les conséquences: un mauvais lendemain de veille ou, plus précisément, la gueule de bois. Qu’est-ce que la gueule de bois ? C’est un malaise généralisé dans tous le corps suite à une consommation excessive. Les effets néfastes apparaissent avec la descente du taux d’alcool dans le sang et culminent lorsqu’il est à zéro. Ainsi, il semblerait qu’environ 75 % de la population soit génétiquement disposé à divers malaises caractéristiques de la gueule de bois. Parmi ces malaises, on peut notamment citer l’engourdissement, l’agressivité, les vomissements, les maux de ventre, les maux de tête, la déshydratation et la sensibilité à la lumière. Cet inconfort général dure rarement plus de 24 heures. Ainsi, suite à une soirée bien arrosée, si vous avez une gueule de bois et que vous voulez faire passer les effets négatifs, vous ne devez en aucun cas prendre des aspirines. En effet, l’acide acétylsalicylique contenue dans les aspirines ou l’ibuprofène des Advil ou Motrin rendent certaines personnes sensibles aux lésions du foie. Il serait beaucoup mieux d’aller prendre une marche pour s’oxygéner et se réhydrater en buvant de l’eau. Les efforts physiques sont aussi à éviter, le repos étant à préconiser. Bref, il faut aussi savoir que pour éviter d’avoir une gueule de bois, une seule technique fonctionne systématiquement : boire responsablement.

Coma éthylique (Dax)

Dax, pour sa part, s’est réveillé dans le mauvais lit : un lit d’hôpital. En effet, croyant, sous l’effet de l’alcool, que seulement les autres pouvaient être soûls, il a participé à un concours de calage, plus communément appelé « concours de dégustation rapide » à Polytechnique. Malheureusement, il en a subit les contretemps. En effet, bien que nous connaissions tous ces jeux sous une multitude de nom (Centurion, Fuck You, etc), ils se caractérisent tous par une absorption très rapide d’alcool. Si un jour, suite à un tel concours, un(e) de vos ami(e)s, après avoir bu excessivement, transpire abondamment tout en ayant la peau extrêmement froide, est incapable de se tenir debout et s’endort tout en vomissant inconsciemment, c’est qu’elle est tombée dans un coma éthylique. Si une telle situation se produit, vous devez, le plus rapidement possible, coucher cette personne sur le côté et s’assurer que sa tête pointe vers le bas pour éviter qu’elle ne s’étouffe dans son propre vomi. Évidemment, composez le 911 ou ordonnez à un ami de le faire pendant que vous surveillez votre ami, chose indispensable. Bref, dans tous les cas, un coma éthylique est dangereux et doit être évité.

Conduite en état d’ébriété (Alexis et Maxine)

Pour ce qui est d’Alexis et Maxine, ils ont commis un oups en conduisant en état d’ébriété. En effet, en prenant la route après avoir bu, on décuple nos chances d’avoir un accident. Au Québec, c’est l’une des principales causes d’accidents routiers : plus de 200 personnes perdent la vie annuellement dans des accidents impliquant des facultés affaiblies, que ce soit parce qu’elles ont été fauchées par un chauffard, étaient de simples passagers ou conduisaient eux-même le véhicule. Or, pour toutes ces personnes, le pire aurait pu être évité. En effet, il existe plusieurs alternatives pour rentrer chez soi que de prendre sa voiture. Par exemple, des services de taxi sont disponibles même à trois heures du matin. Vous n’avez pas d’argent ? Alors, il existe une multitude de services de raccompagnement gratuits tel que Nez Rouge pour la période des fêtes. Autrement, pour ceux qui sont membres, CAA propose un service de raccompagnement toute l’année. Bien sûr, si aucune de ces options ne vous convient, les services de transport en commun sont toujours une bonne option. Vous sortez en groupe ? Alors il suffit de désigner un chauffeur. Comme vous le voyez, une telle multitude de possibilités ne rend, en aucun cas, légitime la conduite en état d’ébriété. En d’autres mots, lorsque vous sortez, prévoyez en avance comment vous reviendrez chez vous et évitez ainsi de commettre un oups ! D’ailleurs, en conduisant avec des facultés affaiblies, vous vous exposez aussi à plusieurs conséquences criminelles. En effet, Maxine et Alexis, en causant la mort d’un être humain sous l’effet de facultés affaiblies, s’exposent à une peine maximale d’emprisonnement à vie, à laquel s’ajoute une interdiction de conduire et une amende indiquée par le juge. Bref, en conduisant en état d’ébriété, ce n’est pas seulement sur votre vie que vos actions pourraient avoir des conséquences désastreuses.

Dépendance et effets à long terme

En plus des effets exposés jusqu’ici, l’alcool peut aussi avoir des conséquences à long terme. En effet, sur la base d’une consommation régulière et excessive d’alcool, une telle dépendance peux avoir plusieurs conséquences sur les organes du corps (cirrhose du foie, pancréatite, hypertension artérielle, etc) et sur notre environnement social (agressivité, dépression, perte de performance au travail, etc). Si, encore une fois, un de vos amis ou vous-même souffrez de dépendance chronique à l’alcool, la première étape est de faire admettre ou d’admettre soit-même cette dépendance. À partir de ce point, il existe une multitude de services pouvant vous aider. Par exemple, il existe, sur l’île de Montréal, plusieurs ressources publiques (Centre Dollard-Cormier, CRAN, etc) et plusieurs ressources privées (Centre Toxico-Stop, Résidences Mission Bon Acceuil, etc) œuvrant dans le domaine de la toxicomanie. Bien sûr, dans tous les cas, le sevrage n’est pas une chose facile : insomnie, crise d’angoisse et d’anxiété seront au rendez-vous. C’est pourquoi vous devez, en tant qu’amis, apporter votre support moral et psychologique. Autrement, la personne en sevrage aura tendance à croire qu’elle fait tout ça pour rien, faisant, par conséquent, grimper grandement les chances de rechute.

Pour conclure, toute l’équipe d’Évite les Oups vous rappelle que, bien que l’alcool ait quelques effets positifs, tel que la diminution des risques de maladie cardiovasculaire et un risque réduit de calculs biliaires, ces effets ne sont perceptibles que sur la base d’habitudes de consommation modérées. Autrement, les effets néfastes de l’alcool prendront rapidement le pas sur ses effets bénéfiques. En d’autres mots, il suffit de connaître ses limites et de les respecter.

Finalement, nous remercions le Polyscope de sa collaboration.

Toutes les informations qualitatives et quantitatives ont été tirées du site web d’Éducalcool et sont donc fiables.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.