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Furieux et déspérés

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Un petit voyage en Égypte bien intéressant au Théâtre d’Aujourd’hui.

Àl’affiche depuis le 19 février et toujours en représentation jusqu’au 16 mars au Théâtre d’Aujourdhui, la pièce Furieux et Désespérés d’Olivier Kemeid offre un spectacle théâtral complet.

Wow, c’est le premier mot qui m’est venu en tête à la fin de la pièce. Furieux et Désespérés m’a étonné par l’ampleur de son contenu. Le contexte de la pièce avait déjà piqué mon attention je dois l’avouer. L’histoire se passe de nos jours, en Égypte, où le personnage principal, un jeune homme, rend visite à la cousine de son père. Ce dernier ayant quitté le pays il y a plusieurs années afin de s’établir au Québec, le personnage est confronté à une culture d’un monde qu’il ne connaît pas. S’il est bien accueilli par la cousine de son paternel, la situation politique du pays ne joue pas en sa faveur. Sans qu’on ne nous renseigne sur des informations précises, on comprend que le pays traverse une période conflictuelle marquée par plusieurs manifestations. La fille de l’hôtesse du personnage principal est d’ailleurs une fervente partisane d’un mouvement de changement dans la société. Tentant bien que mal de comprendre et d’aider cet univers explosif, notre héros vit plus d’une péripétie et se retrouve dans des situations dans lesquelles il n’est pas tout à fait à son aise.

Furieux et Désespérés c’est aussi un énorme mélange d’émotions. L’auteur de la pièce a autant et ingénieusement su illustré des scènes dramatiques que des scènes plus légères au ton plus humoristique. Du point de vue technique, la pièce se déroule de façon très fluide. On passe d’une séquence à une autre par un très bref jeu d’éclairage. Le jeu des acteurs constitue par ailleurs une grande richesse de la pièce. Maxime Gaudette (connu pour avoir tenu le rôle du tueur dansPolytechnique), incarnant le personnage principal, interprète naturellement son rôle tout au long de l’œuvre. Marie-Thérèse Fortin a aussi bien retenu mon attention pour l’aisance avec laquelle elle interprète la mère conservatrice pour qui le bien-être de ses proches est un besoin essentiel.

En fait, je pense que cette pièce est digne d’intérêt en grande partie par sa vraisemblance. Je crois que plusieurs personnes peuvent se reconnaître dans cette histoire ou du moins établir un lien avec une connaissance quelconque à propos de ce touchant récit. Bref, pour une prochaine sortie au Théâtre je vous recommande sans l’ombre d’un doute Furieux et Désespérés.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.
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