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Qui nous protège de la police?

Le 15 mars 2013 est la 17e journée internationale contre la brutalité policière. Depuis la dernière année, avec le printemps québécois, plusieurs yeux se sont ouverts face à l’impunité policière. Cependant, cette violence ne s’arrête pas là. En effet, le SPVM compte à lui seul plus de 75 morts non justifiés depuis 1987 selon le collectif opposé à la brutalité policière.

 

Le service de police de Montréal est responsable de répression policière passant du nettoyage social au profilage racial. Les policiers du SPVM sont reconnus pour être les pires tireurs au Québec et ceux qui tirent le plus de balles. La brutalité policière ne s’arrête évidemment pas au meurtre, mais aussi à toute violence physique ou verbale. Les abus policiers sont très fréquents. Les manifestations courantes sont, entre autres, des exemples de répression policière. Des arrestations ciblées et de masse, du profilage politique avec fouille sans mandat d’arrestation, l’utilisation de poivre de Cayenne, des gaz lacrymogènes, des gaz irritants, des flash bombes, des bombes puantes, l’utilisation de la matraque et la charge de l’anti-émeute et policiers à chevaux sont effectivement des actes répressifs de l’état policier.

Rappelons-nous de Patrick Saulnier, tué par balle, parce que la police croyait qu’il était armé. Étrangement, les 2 policiers, à tour de rôle, ont tiré 6 balles dans le vide avant de tirer une 7e fois pour assassiner monsieur Saulnier. N’oublions pas le cas de Michel Berniquez battu à mort par 6 flics à Montréal. La victime n’était pas armée, cependant l’homme était sous influence de drogues. Une témoin assure avoir vu une policière frapper violemment la tête de Michel Berniquez contre le trottoir. L’enquête sur le meurtre de Berniquez a conclu de ne pas porter plainte contre les 6 agents du SPVM. D’autres noms tels que Patrick Limoges, Mario Hamel, Fredy Villanueva, Martin Suazo, Jean-François Nadreau et plusieurs autres pourraient rappeler des souvenirs d’impunité policière à Montréal.

Saviez-vous que les agents peuvent rester anonyme même après avoir commis un crime de la sorte?

Saviez-vous que la majorité des policiers meurtriers ne subissent pas les conséquences de leurs actes?

Saviez-vous que la majorité des enquêtes policières sur d’autres agents est blanchie laissant les criminels sans accusation ou peine à subir?

Ceci dit, la justice existe-t’elle vraiment, si pour certains le crime est légal? Qui nous protège de la police si le coroner, la justice et le gouvernement sont là à se protéger l’un des autres de leurs mauvais coups.

Je vous invite à lire des témoignages d’abus policier sur la C.R.A.P. ou C.O.B.P.

Quelques Chiffres

Le SPVM a fait plus de 75 victimes (morts) de bavures policières.

Du 16 février au 3 septembre 2012, pendant la grève, 3469 personnes ont été arrêtées.

Le 15 mars 2013 est la 17e journée internationale contre la brutalité policière.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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