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Adieu, Monsieur Désespoir

Il y a des jours comme ça, on se demande pourquoi le monde est si pourri. Vous savez de quoi je parle. Des jours comme ceux-là, même vos activités préférées semblent insignifiantes, la nourriture est insipide, et les autres, on aurait tous envie de les envoyer… promener. Que faire quand le désespoir s’empare de votre âme?

 

Dans ces moments-là, je trouve qu’il est thérapeutique de se laisser réconforter par la sérieSayonara Zetsubou Sensei, littéralement «Adieu professeur Désespoir». Quand je dis «réconforter», ce n’est pas vraiment le mot qu’on emploie d’habitude pour décrire une série qui s’ouvre sur une tentative de suicide du personnage principal, mais c’est approprié dans ce cas-ci, je vous le jure.

Itoshiki Nozomu, le protagoniste de cette série, a un talent particulier pour ne voir que les aspects négatifs de la vie. Que ce soit l’Internet, les superstitions ou la société de consommation, il y a toujours quelque chose qui lui donne envie d’en finir.

Comme je l’ai mentionné, cet anime s’ouvre de façon plutôt brutale, alors que Fuura Kafuka, étudiante, sauve maladroitement Nozomu d’une pendaison. Le tout prend rapidement une tournure vers l’humour absurde, alors que Kafuka annonce qu’elle ne peut concevoir qu’on puisse vouloir se suicider par une si belle journée de printemps, et que Nozomu devait être en train de s’étirer pour devenir plus grand. Excédé, ce-dernier finit par prendre la fuite… Pour retrouver quelques minutes plus tard Kafuka dans sa classe.

Cependant, on verra rapidement que la sur-optimiste Kafuka ne sera pas l’unique problème de Nozomu, son groupe semblant être composé majoritairement d’élèves psychotiques ou à problèmes. Une stalker, une perfectionniste quasi psychopathe, une sans-papier, une étrangère à deux personnalités, une muette qui harasse les gens par textos, une fan de yaoi, une anxieuse qui s’excuse sans arrêt… Qui plus est, elles en pincent toutes à divers degrés pour leur professeur désespérant!

Le résultat final est une série humoristique de style «tranches de vie» qui, même si elle traite de sujets parfois sérieux, le fait avec humour et brio. Visuellement, il faut être alerte en regardant cette série : des dizaines de gags ou références sont placés dans chaque épisode, souvent visibles pour un très court laps de temps. Parfois, ça touche pratiquement au message subliminal; c’est un peu étourdissant par moment, mais je ne connais pas d’autres séries semblables à celle-ci, et cette caractéristique la fait ressortir du lot.

Une autre particularité intéressante est la grande liberté que se sont laissés les créateurs de cette série, que ce soit dans la création des génériques, les techniques d’animation (aux résultats parfois époustouflants), les capsules en fin d’épisode et autres éléments de fanservice impromptus. Ajoutez à tout ça les insultes occasionnelles dirigées vers l’auditoire, et me voilà charmée.

Pour terminer, je dois mentionner que la série use de nombreux jeux de mots, que ce soit dans les dialogues jusqu’aux noms des personnages (pensez à Kafuka, qui ressemble au nom d’un écrivain Tchèque célèbre!), et que beaucoup de références à la société et à la culture japonaise sont faites. Cependant, cela ne devrait pas vous faire reculer, car les versions sous-titrées disponibles en ligne sont absolument fantastiques et devraient suffire à comprendre la plupart des gags. Alors, rangez votre corde post-intras, et allez donc voir Sayonara Zetsubou Sensei, vous ne le regretterez pas.

TL;DR

Série : Sayonara Zetsubou Sensei

Longueur: 3 séries de 12, 13 et 13 épisodes, plus 5 OVAs

On aime: L’humour absurde, les personnages innoubliables pour différentes raisons, le rythme ultra-rapide des gags autant dans le dialogue que dans les arrière-plans, le petit côté trash agréable, l’animation hors-norme. Les génériques en particulier sont magnifiques!

On aime moins: Non, vraiment, rien à dire contre cette série, c’en est désespérant. Il n’y a pas vraiment d’histoire à suivre, ce qui pourrait agacer certains… Bah, tant pis pour eux.

Verdict: Si vous êtes fatigué d’être seul dans votre désespoir, ou si vous avez juste envie de rire un peu, allez voir cette excellente série.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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