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Le sentier des Appalaches

Par Cynthia Bélisle
J’ai envie de ne pas être très professionnelle et de vous parler de moi.

Cet été, je pars faire de la longue randonnée, ma première longue randonnée. Je serai partie pour un mois environ et je ne sais toujours pas où je vais. Pour m’éclairer et pour éclairer certains autres mordus de randonnée pédestre, j’ai donc décidé de présenter certains des sentiers les plus célèbres de l’est de l’Amérique du Nord. Pour commencer, j’ai choisi le classique des classiques : le sentier des Appalaches. Il est considéré comme l’un des plus longs sentiers pédestres au monde. Situé aux États-Unis, sa longueur avoisine les 3510 kilomètres. Il traverse 14 états et permet de marcher du Maine jusqu’à la Géorgie à travers la chaîne de montagnes des Appalaches. D’un bout à l’autre, le trajet peut prendre entre 5 et 7 mois. Pour ceux qui ne trouvent pas cela assez, une nouvelle portion appelée le Sentier international des Appalaches a récemment été ajoutée et permet de se balader entre Terre-Neuve et la Géorgie en passant par le Nouveau-Brunswick, l’Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse et le Québec.

Commençons par le tracé officiel (entre le Maine et la Géorgie). L’accès au sentier et le camping sauvage y sont gratuits. Néanmoins, plusieurs parcs nationaux exigent des frais d’accès et parfois des permis. Il est donc important de bien s’informer sur les parcs que vous planifiez traverser. Les états considérés comme les plus exigeants sont le Maine et le New Hampshire alors que la Virginie-Occidentale et le Maryland seraient les plus faciles. Le point le plus haut est le sommet du Clingmans Dome dans le Great Smoky Montains National Park avec une élévation de 2 025 mètres. Fait cocasse, il serait estimé que la totalité des montées du sentier des Appalaches équivaudrait à 16 fois le mont Everest. Plusieurs points du trajet sont célèbres pour leur beauté, comme le mont Katahdin qui marque l’extrémité nord.

Le sentier gagne rapidement en popularité. Alors que dans les années 30, on estime que seulement 5 personnes auraient fait le sentier d’un bout à l’autre, entre 2000 et 2010, ils étaient 2 126 à revendiquer cet exploit. Au total, le sentier accueillerait environ 3 millions de visiteurs par année. Ce n’est donc pas forcément le calme et le ressourcement total. Pour compenser ce grand nombre de randonneurs, les règles pour le camping sont très strictes. Il est demandé de pratiquer le sans-trace sur le sentier (ne rien laisser derrière, y compris les excréments). Des abris sommaires et des installations sanitaires sont installés à divers endroits. Le sentier croise un grand nombre de villes et traverse des zones relativement densément peuplées, ce qui facilite le ravitaillement.

La partie du sentier située au Canada est moins bien documentée parce que plus récente. Chaque section relève d’une province et il est donc dur d’obtenir des informations générales. Il faut se préparer à de longues périodes d’autonomies parce que certaines zones sont peu peuplées. Il faut payer pour le camping (10$ par nuit pour un site au Québec) et il est interdit de camper hors des sites prévus, contrairement aux États-Unis. Dans les avantages, la traversée des provinces maritimes semble intéressante, on peut espérer des journées plus calmes, loin des 3 millions de visiteurs. Rendu à Terre-Neuve, il faut prendre en compte le coût des denrées alimentaires et leur accessibilité, ainsi qu’une température plus froide.

Avec quelque chose comme 6600 kilomètres entre la Géorgie et Terre-Neuve, le mythique sentier des Appalaches s’offre aux plus expérimentés et endurcis comme aux débutants. La portion les plus près de Montréal se trouve dans le parc national de White Montain, à 3 ou 4 heures de route. C’est loin pour aller prendre une marche, mais l’attrait des paysages, la renommée quasi-légendaire de ce sentier et le camping gratuit en font une possibilité attrayante.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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