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Ce qu’on ne vous dit peut-être pas dans vos cours de maths!

Derrière les théories vues dans les cours de mathématique à Polytechnique se cachent des grands esprits qui les développent. Qui sont-ils et qu’ont-ils de drôle à nous raconter ?

 

Calcul 1, Calcul 2, Algèbre linéaire, Probabilités et statistiques et j’en passe, les mathématiques sont omniprésentes dans tous les génies de Poly. On apprend de nombreuses formules et des méthodes de résolution complexes qui pour certains sont synonymes de défis stimulants, alors que pour d’autres, ces méthodes signifient la résolution d’un gros casse-tête pénible. Quoiqu’il en soit, il y a une chose qu’on peut observer : on ne nous enseigne pas vraiment dans ces cours l’histoire des mathématiques. Les enseignants accordent généralement moins d’importance à la vie des mathématiciens à l’origine des théorèmes puisqu’il ne s’agit pas d’un des objectifs des cours. C’est ici que j’interviens ! Pour vous cultiver un peu plus ou tout simplement pour rigoler un peu, je vous ai concocté ci-dessous une liste d’anecdotes de quatre personnages importants dans le domaine des mathématiques.

Joseph Fourier

(Français – 1768-1830)

Grand mathématicien français à qui on doit les séries et transformées qui portent son nom. Il nourrit une passion pour la propagation de la chaleur. Obsédé par celle-ci et malade, il pense que seule la chaleur peut le sauver et surchauffe ainsi exagérément son logis, pour ensuite mourir d’un arrêt cardiaque!

Sir William Rowan Hamilton
(Irlandais – 1805-1865)

Mathématicien devenu célèbre en raison de ses recherches dans les plans complexes. Il est notamment à l’origine de l’équation i2=j2=k2=ijk=-1. Les conditions de recherches d’Hamilton sont restées célèbres : il travaillait en effet dans sa salle à manger! Sa femme était une assez mauvaise ménagère et lui servait périodiquement des côtelettes de mouton et de l’alcool (dont il ne manquait pas d’abuser…) Après sa mort, on fouilla dans ses papiers et l’on découvrit ainsi des paquets d’os entre deux pages!

Pierre-Simon de Laplace

(Français – 1749-1827)

Les étudiants de génie électrique connaissent bien son nom en raison des analyses de circuits dans le domaine portant son nom. Victor Hugo aurait raconté l’anecdote suivante à son sujet : Quand Laplace eut publié son Traité de Mécanique céleste, l’Empereur le fit venir. Il était furieux : «Comment, s’écria-t-il en apercevant Laplace, vous faites tout le système du monde, vous donnez les lois de toute la création et dans tout votre livre vous ne parlez pas une seule fois de l’existence de Dieu !» Ce à quoi le Français aurait répondu : «Sire, répondit Laplace, je n’avais pas besoin de cette hypothèse».

Gösta Mittag-Leffler
(Suédois – 1846-1927)

Mathématicien suédois qui développa un important théorème de décomposition des fonctions méromorphes. L’homme ainsi que le chimiste Alfred Nobel (créateur du prix du même nom) courtisaient le cœur d’une même femme. Ce fut toutefois le mathématicien qui eut le dernier mot dans cette compétition amoureuse. Bien que Nobel n’ait jamais donné d’explications claires, il semblerait qu’il ait «oublié» de proposer un prix en mathématiques en raison de sa défaite face à Mittag-Leffler. Néanmoins, le mathématicien John Fields proposa plus tard la création d’une médaille récompensant les meilleures découvertes dans cette discipline. Cette médaille portant le nom verra son jour après sa mort en 1936.




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