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Il y a un Cow-boy de trop dans cette École !

Par Loïc le Nouveau

Vous souhaitez voir un bon film d’action prochainement ? Je vous suggère fortement Django de Quentin Tarantino. Le long métrage se déroule aux états sud-américains peu avant la guerre de sécession (1858). On nous entraîne au début du film quelque part au Texas où on observe la lente marche d’un groupe esclaves noirs qui, supervisés par deux hommes blancs, se dirigent vers une prochaine destination où ils seront vendus. On a le temps durant cette scène de voir toute la misère de ces pauvres hommes qui avancent péniblement les pieds attachés par de solides chaînes. C’est d’ailleurs l’esclavagisme un des thèmes (pour ne pas dire le plus grand) les plus importants du film. Rappelons que l’esclavagisme a existé pendant plus de deux cent ans (1619-1865) aux États-Unis. On dénombrait environ 2 millions esclaves noir vers 1860.

Tarantino nous transporte dans un univers où un homme noir, Django interprété par Jamie Fox obtient sa libertée grâce à l’aide du docteur King Shultz (Christopher Waltz), un ancien dentiste devenu chasseur de prime qui l’achète et fait de lui son acolyte. Ensemble, ils forment une équipe d’assassins hors pair dans laquelle Django apprend les ruses du métier sous les Conseils de Shultz. Le film met également en premier plan la quête de Django de sauver sa femme Broumhilda (Kerry Washington). De cette aventure naît par la même occasion une histoire de vengeance. En effet, Django a maintenant la possibilité de faire payer les souffrances qu’il a reçues à tous les riches hommes blancs et autres contremaîtres qui lui ont fait la vie dure. Cet aspect n’est pas sans rappeler une autre œuvre de Tarantino Kill Bill (2006). Ma comparaison se tient surtout sur le fait que dans les deux films, on nous plonge dans un récit palpitant où on sent partager avec le héros le désir d’accomplissement de la mission à laquelle il est confronté. Le sentiment de vengeance s’accroît d’un degré supplémentaire dans le film lorsqu’on nous présente Calvin Candie (Leonardo DiCaprio), un riche et particulièrement cruel propriétaire de plantation qui possède justement la femme de Django. Di Caprio incarne d’ailleurs avec brio ce beau salaud qu’est Monsieur Candie. De plus, il est bien difficile de s’endormir dans Django, les nombreuses scènes d’action nous surprennent autant qu’elles nous tiennent en haleine. Bien sûr, il va s’en dire qu’on nous présente une violence assez explicite, mais qui suggère probablement un portrait réaliste de la vie à cette époque. Je fais entre autres référence aux scènes où on illustre les punitions affligées aux esclaves…je vous laisse en juger par vous-mêmes. Une touche exotique m’a bien séduit dans le film : le choix de la musique. On entend au cours du visionnement des pièces au son blues et western qui sont empreintes d’un son plus moderne. Plus intéressant encore, durant un combat particulièrement intense, c’est au son d’un rap à la Fifty cent que les cow-boys s’affrontent avec ardeur. Vous cherchez une autre bonne raison de voir Django ? Pour les paysages évidemment !

Le film nous immerge des beautés du western américain du milieu du 19ème siècle. Des belles plaines verdoyantes aux somptueuses plantations des états du sud, on est comblés de paysages merveilleux présentés en hiver et en été. Par ailleurs, Django est aussi un film qui nous fait pousser plus d’un rire en le regardant. La fameuse scène où on assiste au raid complètement désorganisé d’un groupe de fermiers constituant en fait un groupe du Ku Klux Klan m’a bien fait marrer.

Bref, pour revivre un peu le temps des cow-boys au grand écran et pour contempler un des rares film western où on traite aussi directement de l’esclavagisme je vous recommande de ne pas manquer Django Hi ha !




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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