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Une petite ville du Connecticut rachète les jeux vidéo violents pour les brûler

L’an dernier les armes à poing ont tuées 48 personnes au Japon, 8 en Angleterre, 34 en Suisse, 52 au Canada, 58 en Israel, 21 en Suède, 42 en Allemagne de l’Ouest et 10 728 aux États-Unis…Est-ce que les jeux vidéo ont un lien avec tout ça ? Tout porte à croire que la petite Ville de Southington estimerait que oui.

 

Suite, à la tragique tuerie survenue, à Newton, le 14 décembre, plusieurs questionnements ont été ravivés, telle que la controverse sur le contrôle du port des armes à feu. D’ailleurs, plusieurs voient les jeux vidéo, comme une des causes de la violence. C’est pourquoi, l’association Southington SOS, de la petite ville de Southington, au Connectitut, située à 130 kilomètres de Newton, a décidé de mettre en branle un programme intitulé le «Violent Video Games Return Program». Cedernier a pour but de ramasser le plus de jeux et de films violents possible. On mentionne même que la musique violente sera acceptée. En échange les participants recevront un certificat-cadeau de 25$ pour les diverses activités disponibles dans la ville, par exemple : le patin ou la baignade.

L’association Southington SOS rassemble enseignants, pompiers, commerçants, membres de l’organisation United Way (organisation qui lutte pour l’éducation, la santé de même que pour le soutien économique) et aussi des représentants religieux. Cette dernière a décidé de mettre en place cette opération, car même si elle considère que les jeux vidéo ne sont pas une cause directe de la violence, il y a «des preuves évidentes qui prouvent que les jeux vidéo violents contribuent à l’augmentation de l’agressivité, de la peur, de la violence et du stress».

Que fera la ville de tous ces jeux ? Et bien ils seront disposés dans une benne à ordure pour par la suite, être brûlés… mais est-ce que tout ça diminuera vraiment la violence ? Ou est-ce plutôt une façon pour les habitants de Southington de vivre le deuil d’une atrocité qui aurait bien pu survenir dans leur ville?




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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