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« Vert » un gouffre sans fond

Par Polycube

Il est très conceptuel et tendance de penser de façon écologique et responsable en ce début de vingt-et-unième siècle, mais cette tendance riche en syllogisme est elle vraiment adaptée et adéquate à notre réalité si fébrile ?

Certes, certain illuminés utiliseront des figures toute aussi abracadabrantes les unes que les autres pour influencer votre perception d’une réalité qui est d’ores et déjà à des parsecs de ce tableau si grotesques qu’il semble dépeindre un univers superficiel. Ils utiliseront toutes les images possibles pour tenter de corrompre notre vision en nous exposant des scénarios catastrophes tout aussi grotesque que les arguments qui « basent » leur soit disant vision prémonitoire digne d’un scénario de M. Night Shayamalan.

Leur argumentaire, fondamentalement déficient, se base sur des suppositions superflues et non déterministes, probablement tirées d’un ouvrage de fiction tel Lovecraft ou encore Tolkien. Les conséquences prédites par leur modèle sont si invraisemblables que même Hollywood y a vu une ouverture pour plusieurs films à faible budget.

Bien sûr critiqueront ils notre mode de vie en le qualifiant d’égoïste, irresponsable, non-durable et de surconsommateur, mais qu’en est-il vraiment de notre état actuel, sommes-nous vraiment dans une voie accidentée et menant vers un gouffre, ou cela est-il plutôt une route brumeuse et escarpée menant à une vie plus agréable et à un avenir plus certain pour la race humaine.?

La vision si conservatrice et archaïque des granécolos est orientée principalement vers un concept d’abstraction complète, où ultimement, pour assurer la continuité de la planète, l’être humain devrait arrêter d’exister. Les faits sont tels que, selon leur vision embrouillée de la réalité, nous devrions réduire au maximum notre empreinte écologique. Ultimement, si notre empreinte écologique doit être minimisée au maximum (df(x)/dx = 0) il va sans dire que notre présence en soit est problématique.

Bien sûr, ils cacheront leurs argumentaires derrière un pseudo objectif de bien-être collectif, de vision élargie et puriste, mais leur argumentaire cache un dessein plus funeste. Cette interprétation peut à priori sembler être simpliste, mais développons un peu leur approche sur la question pour aider à mettre le tout en perspective.

Tout d’abord, notre système économique semble être désuet et source première de problème pour la pensé « verte » et durable. Leur définition même de développement durable veut minimiser l’aspect économique, le prenant tout de même en compte (premier piège de ce système, approche très sournoise pour ultimement faire disparaître totalement cet aspect indispensable à la continuité de l’Homme), car de faire disparaître d’un seul coup cet outil essentiel serait trop brusque, alors que de le minimiser préalablement permet de le faire tomber tranquillement dans l’oubli. Notre système économique actuel qui a fait progresser la qualité de vie de l’Homme en général en permettant et même promouvant le progrès et l’amélioration continu est la base même de notre capacité à avancer vers un avenir certain et éternel. D’enlever cet outil en l’attaquant de façon si basse est simplement scandaleux.

Ensuite, leur critique face au monde de la technologie et du matérialisme tente de diaboliser nos outils qui ont indubitablement, dans l’histoire de l’humanité, permis d’améliorer notre qualité de vie et notre adaptation à la nature qui est fondamentalement hostile à la vie. Notre développement à permis d’optimiser notre efficacité à survivre (au début) et nous permet maintenant de vivre avec une qualité inégalée dans le temps.

Bien sûr, ils utiliseront des arguments tout aussi désuets, désespérés et incongrus tels que de dire que notre société fait de la surconsommation, qu’elle utilise de façon irresponsable et innefficaces ses ressource et, qu’avec l’utilisation actuelle qu’elle en fait, elle les épuisera complètement d’ici peu de temps.

Ceci est un appel à la raison, ce mouvement « tendance » n’est destiné à être durable et à prendre un intérêt trop grand au sein des groupes décisionnela, car autant qu’elle semble suivre une vague irréfléchie et éphémère étant en conflit avec la pérennité de la vie et du confort universel. Il est plus qu’évident que cette approche nécessitant toujours plus de sacrifices en s’appuyant sur des effets interprétés de façon maladroit e et d’une vision limitée par la peur et l’inconscience.

En conclusion, cette apagogie semble bien refléter la faille présente dans une façon de penser si réduite et simpliste, dans un contexte actuel en perpétuel mouvement ne permettant pas de bien cerner la réelle ampleur de la situation et de ses effets. Il va donc sans dire qu’un réel changement dans l’éducation et la formation doit avoir lieu pour permettre de recentrer notre pensée sociale vers un objectif réaliste et durable.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.