Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Des étudiants démesurés ?

Vous avez tous vu, je l’espère, la une du 24 heure du mercredi 19 septembre 2012 qui présentait une photo d’un «Gros partys à Polytechnique». Au final, l’article n’est pas scandaleux et ne fait que mentionner qu’à Polytechnique on est capable d’organiser des gros party probablement parce que nous sommes des futurs ingénieurs. Ce n’est pas ce que j’appellerais un grande une et du grand journalisme mais je suis contente que la vie étudiante de Polytechnique fasse parler d’elle.

Par Alice Rivest-Dupont

 

Certains sont inquiets que cet article fera mauvaise presse pour Polytechnique et que la population croit que nous ne sommes que des soûlons. Cependant, avant de s’inquiéter de toute la population, inquiétons nous de ce que pensent les employés de l’école et la direction.

C’est plutôt ridicule quand des services de l’école croient qu’un 5 à 7 est une soûlerie, quand ils croient que des réunions pour jouer à des jeux vidéo sont des fiestas où la bière coule à flots et quand ils considèrent qu’un groupe de plus de 50 étudiants avec une bière à la main est néfaste pour l’image de l’école.

Ne pourrions-nous pas nous réjouir d’avoir une vie étudiante aussi florissante? Le baccalauréat à Polytechnique Montréal est connu pour deux choses, la difficulté des cours et sa vie étudiante. Ce n’est pas pour rien si l’école utilise une photo du Beach party dans le document pour faire la promotion de ses programmes de génie puisque la vie étudiante peut être déterminante lorsque vient le temps de choisir son université.

Malheureusement, plus les années passent et plus il est compliqué d’organiser des événements à Polytechnique. Le message qu’il faut envoyer à l’école et ses employés c’est que nous sommes ici pour étudier mais aussi pour rendre le passage à l’université plus agréable et moins douloureux. Les 5 à 7, les vins et fromage, les gros party, les soirées jeux et toutes les autres événements servent à construire un esprit de communauté dans l’école et n’augmentent peut-être pas la côte de Poly en recherche mais rendent l’endroit beaucoup plus agréable. Il est temps d’étendre cet esprit de communauté à tous les acteurs de l’école et pour se faire, il faut apprendre à se connaître.

Pour finir, chers étudiants qui parfois buvez trop et détruisez l’école, sachez que peu importe ce que vous brisez, nous devons tous le repayer dans nos frais de scolarité et taxes alors, même si les annonces d’Éduc’alcool sont mauvaises, buvez modérément s’il vous plait.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

Dans la même catégorie

Je veux me torcher avec du papier brun !

30 octobre 2009

Un Américain nécessiterait 39 kg de papier de toilette par an pour assurer la propreté de ce qui inhume dans son intimité. Personnellement, je trouve que ça fait une méchante chiée de papier pour entretenir un péteux et ses alentours. Au fait, j’exagère, ça ne doit pas faire tant de rouleaux que ça si on tient compte du fait qu’une importante proportion de papier hygiénique est vendue en épaisseur multiple tout en étant imprégnée d’une...

Pauvres riches victimes

5 octobre 2012

Il peut être très satisfaisant de prendre une position de victime face à notre environnement. Cependant, cela n’aide pas à savoir quoi faire et quels liens de cause à effet sont les responsables de notre malaise.   Nous avons eu droit par l’entremise des médias à un bon jet de chiâlage ces dernières semaines après la décision du parti Québécois d’augmenter le taux marginal d’imposition de 48% à 55%, la fraction imposable des dividendes à...

Vision historique de l’Ingénieur

23 septembre 2011

Par Kévin Horton-Guay J’ai débuté un grand projet qui consiste à faire un portrait de l’ingénieur et des défis auxquels il aura à faire face dans le futur. Pour procéder, j’ai interviewé des spécialistes de différent domaines où il est pertinent de s’intéresser à l’ingénieur. J’ai donc fait des entrevues avec un historien, un éthicien, un philosophe et un sociologue pour recueillir leurs points de vue. Cette semaine j’expose les idées de Yakov Rabkin,...