Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Tiger & Bunny: Quand les comics books et les anime font des petits

Si les mots ‘Justice League’ ou ‘The Avengers’ éveillent en vous de douces émotions, vous serez peut-être intéressés par l’anime ‘Tiger & Bunny’. Cette semaine, je vous propose de jeter un coup d’œil à cette histoire de super-héros américains racontée par des Japonais.

 

Prémisse : au cours du 20e siècle, une mutation génétique rare cause l’apparition d’humains aux pouvoirs spéciaux, appelés NEXTs (Je vous laisse trouver les références vous-mêmes, vous êtes assez vieux). Tous ne sont pas spectaculaires, mais chez un nombre limité d’individus, ces pouvoirs ajoutés à leur volonté d’en faire bénéficier la planète ont fait d’eux de véritables super-héros.

Quelques décennies plus tard, les NEXTs sont non seulement intégrés à la société, mais ils font aussi rouler l’économie. Cartes à collectionner, commanditaires, interviews : les héros sont au sommet du star-system et tous suivent leurs exploits grâce à ‘Hero TV’. Cette émission de téléréalité tâche de suivre les justiciers à la poursuite de criminels, en leur attribuant des points selon le nombre de civils sauvés, le nombre de criminels capturés, etc. Plus un héro marque de points, plus il sera en demande auprès de commanditaires (tels Pepsi ou Amazon, par exemple!). Si vous êtes un grand fan de ‘comic books’, cette vision plus matérialiste des super-héros pourrait vous agacer, mais il faut admettre que dans notre monde, ce serait un développement plutôt logique!

Le premier épisode nous permet de découvrir les NEXTs de l’heure via un épisode de ‘Hero TV’. Le fonctionnement de l’émission est assez simple, et c’est amusant de voir les auteurs ouer avec le quatrième mur lorsque la productrice de ‘Hero TV’ demande à un des protagonistes d’attendre la fin de la pause publicitaire pour arrêter les criminels… Juste avant la vraie pause publicitaire de l’épisode.

On rencontre donc rapidement les personnages principaux. Il y a d’abord Kotetsu T. Kaburagi, mieux connu sous son pseudonyme ‘Wild Tiger’. C’est un vétéran, la star sur le déclin des NEXTs, ce qui ne l’empêche pas de continuer à vouloir faire régner la justice. Avec ses idéaux plus traditionnels et sa désinvolture envers les rouages du système, Kotetsu est loin d’être parmi les favoris du public. Son pouvoir spécial, le ‘Hundred Power’, lui permet de multiplier ses capacités physiques par cent pour une durée de cinq minutes. Le second protagoniste de cette série est Barnaby Brooks Junior. Mis à part le fait qu’il possède le même pouvoir que Kotetsu, il est tout le contraire de ce-dernier : c’est la plus récente recrue de ‘Hero TV’, le jeune premier populaire auprès du public, et qui semble à première vue se préoccuper davantage de ses performances au classement que des conséquences de ses actions. Il ne prend pas la peine de se constituer une identité secrète de super-héro, et rejette le surnom ‘Bunny’ que lui donnera Kotetsu.

Ces deux hommes qui n’ont rien à voir l’un avec l’autre seront forcés de faire équipe par leur commanditaire. Leur dynamique est d’abord comique, mais évoluera tout au long de la série jusqu’à ce qu’on arrive à dire que oui, Kotetsu et Barnaby sont vraiment des bros. C’est honnêtement beau de les voir apprendre à se faire confiance, faire équipe, et gagner leurs batailles.

Parlant de bataille, les antagonistes principaux de cette série sont assez intéressants. J’ai particulièrement apprécié ce qui touchait à Luàcertaines révélations vous font réévaluer complètement votre vision de certains personnages. Un héro qui se bat pour le bien commun n’est pas forcément un bon père de famille, ou un bon époux. Les ‘méchants’ ne sont pas nécessairement toujours mauvais. Chapeau à cette série qui traite avec intelligence de la nature humaine en faisant évoluer des personnages qui ne sont ni tout noir, ni tout blanc, mais toujours hors de l’ordinaire.

TL;DR

Série : Tiger & Bunny

Longueur : 25 épisodes

On aime : La complexité des personnages, l’évolution de la dynamique entre les protagonistes, le ton humoristique de la série, les thèmes plus sombres intelligemment abordés.

On aime moins : Le départ un peu lent qui peut décourager de continuer la série. Faites-moi confiance. Vous allez finir par vous attacher. La fin pourrait aussi être un peu trop ouverte au goût de certains.

Verdict : À voir pour une histoire de super-héros moins idéaliste, et qui nous fait partager l’histoire de très bons personnages. Les amateurs de comic books américains devraient définitivement visionner cette série, juste pour comparer!




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

Le Polyscope en PDF+