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De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Pour en finir avec la chaise musicale

Pauline Marois a dévoilé cette semaine la composition de son cabinet ministeriel.

 

Je ne commenterai pas directement les nominations: assez de choses ont été dites à ce sujet et, pour dire vrai, la majorité des nouveaux ministres sont encore pour moi d’illustres inconnus. Je me permets simplement de me réjouir de la nomination de Jean-François Lisée au poste de ministre responsable de la ville de Montréal. Il a déjà démontré par le passé l’importance qu’il accorde au développement du transport en commun alors que je doute que son prédécesseur, le pétillant Raymond Bachand, ait déjà pris le métro depuis 1967.

Au-delà des nominations, je ne peux pas m’empêcher de me questionner sur les changements radicaux apportés au nombre et au rôle de chaque ministère. Ainsi, le nombre et le nom des ministères est modifié à un rythme consternant, parfois plusieurs fois dans un même mandat. Si certaines modifications peuvent paraître appropriées (je trouve par exemple intéressant d’avoir séparé l’éducation supérieure et la recherche de l’éducation primaire et secondaire), d’autres nous auront fait sourciller. Le problème, c’est que peu importe la pertinence de ce genre de remaniement, il s’agit chaque fois d’un incroyable gaspillage d’argent et d’énergie.

Chaque fois qu’on chamboule les ministères, on paralyse une partie de la fonction publique. Changement d’organigrammes, hésitations (une certaine direction doit-elle faire partie de tel ou tel ministère?) et farfouillage administratif sont au menu. Ça peut paraître trivial, mais imaginez combien de cartes professionnelles et de papier à lettre il faut produire lorsqu’on ne fait que changer le nom d’un ministère? Si au moins on faisait ce genre de choses pour les bonnes raisons… Malheureusement, on change souvent le nombre de ministères en fonction du nombre d’amis loyaux à qui on doit une promotion.

Je crois que la structure même de l’État ne doit pas être une conséquence de l’état d’esprit du premier ministre ou de la disgrâce soudaine d’un député. C’est la raison uniquement qui devrait justifier le nombre et la fonction des ministère et c’est pourquoi il faudrait définitivement fixer ces paramètres et ne les modifier que par le vote d’une loi à l’Assemblée nationale. Peut-être qu’ainsi on y repenserait à deux fois avant de transformer la structure de l’État et de céder au charmes d’une partie de chaise musicale…




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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