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Et du côté du Fédéral ?

Chacun a son propre avis par rapport au gouvernement Conservateur dirigé par Stephen Harper ainsi qu’au travail des fonctionnaires… disons que ces avis sont plus souvent négatifs que positifs. Qui n’a pas entendu parler du retrait du protocole de Kyoto ou de l’achats des 24 hélicoptères par le gouvernement, ou encore de la paresse et du manque de travail attribué aux fonctionnaires. Mais je crois qu’il y a tout de même un dossier dont on a moins entendu parler, dû notamment au dossier provincial concernant la hausse des frais de scolarité: j’aimerais focuser sur les coupes budgétaires gouvernementales qui touchent l’emploi des fonctionnaires travaillant pour au fédéral. Je n’essaierai pas de défendre le travail des fonctionnaires, ni d’outrageusement attaquer le budget Flaherty, mais tout comme pour n’importe laquelle des compagnies qui a été touchée par la crise économique, les employés du gouvernement ont été et sont aussi durement touchés.

Je trouve personnellement que c’est tout de même un sujet d’actualité qui vaut la peine d’être discuté. Jusqu’à maintenant, c’est plus de 20 000 personnes qui ont été mises à la porte, dont la majorité provient des Ressources Humaines. En fait, on estime qu’en 2015, il y aurait 60 000 à 68 000 personnes qui perdraient leur emploi, ce qui se traduit par le niveau le plus bas depuis l’an 2000. La raison des ces coupures, expliquée par le ministre des Finances, Jim Flaherty, est de faire des économies, estimées à 5 milliards de dollars en trois ans. Mais encore là, ce remaniement comporte plusieurs incertitudes, dont le sort des employés. Par exemple, leur mise qui ne prend pas en compte leur situation financière (en comparaison aux coupures françaises) et l’incertitude par rapport à leur mise à pied : « Sur le plan humain, c’est très injuste ce qui est en train d’être fait (…). D’avoir un couperet qui menace à tout moment de tomber sur leur emploi, c’est insécurisant pour eux, pour le travail qu’ils doivent faire et pour leur famille», a déploré le leader néo-démocrate Thomas Mulcair. De plus, en comparaison aux précédentes coupures fédérales, les employés savaient à quoi s’attendre, car les données étaient claires et le plan de mise à pied était organisé, selon M. larry Rousseau, de l’Alliance de la Fonction publique du Canada. Il faut aussi prendre en compte les conditions de travail de ces employés qui n’auront pas été coupés! Je plains également les personnes financièrement moins privilégiés, qui devront, en plus d’être congédiés à la veille de leur retraite, voir leur prestations de sécurité de vieillesse refoulées à 67 ans.

Mais il faut comprendre que si l’on renvoie les employés qui s’occupent de différents services publics, ces services seront touchés d’une façon ou d’une autre : ralentissement des services, colère des usagers de ces services etc. Par contre, en tant que payeur de taxes fédérales, je préfèrerais voir certains postes coupés pour des raisons stratégiques et le resserrement des dépenses de ses ministres. Prenons le merveilleux exemple de la ministre Bev et de son jus d’oranges à 16$! Mais il y a aussi les coûts attribuables aux voitures et chauffeurs des ministres! Je trouve également aberrant de couper sur la culture, pensons par exemple au cas des parcs nationaux. Mais pas seulement ça : comptons également la fermeture de deux prisons et d’un établissement psychiatrique carcéral… Sans compter les employés coupés dans certains autres établissements carcéraux.

Je crois simplement que certaines de ces coupes auraient pu être évitées, par exemple en redirigeant les employés vers de nouveaux postes adaptés. Certains services gouvernementaux ont été complètement coupés où les employés ont été remplacé par des machines ; des employés pourraient veiller à leur bon fonctionnement. C’est ce qui s’est passé lors du remaniement de l’Hôpital Sainte-Justine il y a quelques années.

Finalement, un petit clin d’oeil aux ingénieurs: du côté de certains services du gouvernement, plusieurs postes, originellement occupés par des fonctionnaires, sont maintenant remplacés dû à la robotisation des tâches par des automates.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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