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Montréal, une destination musicale incontournable

C’est au parc Jean-Drapeau que les amateurs de musique montréalais se réunissaient une dernière fois pour cette messe musicale en ce dimanche 4 août. Le même festival qui a déjà accueilli Coldplay, Eminem et Snoop Dogg confirme qu’il n’est pas là pour jouer les seconds couteaux. En 2013, avec des noms tels que The Lumineers, Kendrick Lamar et Mumford and Sons, Osheaga veut perpétuer sa tradition d’excellence et faire de Montréal un repère pour les mélomanes contemporains.

Probablement encore sonnés par la performance éclatée de la veille donnée par Macklemore & Ryan Lewis, la majorité des spectateurs de la 8e édition d’Osheaga est arrivée plus tard que d’habitude. Ils laissaient ainsi les scènes libres d’accès pour les fans des groupes émergents se produisant plus tôt. Parmi ceux-ci on compte Twin Forks, Frightened Rabbit et Little Green Cars. Du bon indie folk, parfait pour un début d’après-midi ensoleillé. Cependant, je dois dire que mon coup de coeur de la journée est allé au groupe australien Atlas Genius. Avec le chanteur Keith Jeffrey, possédant une voix à la fois langoureuse et entrainante, et un son électronique aux allures des années 80, Atlas Genius est la révélation électro-pop du moment. Un sérieux prétendant au trône perdu de MGMT.

Big Boi, l’ex partenaire d’André 3000 au sein d’OutKast, a réussi à faire danser le parc Jean-Drapeau malgré sa cheville foulée, ce qui n’est pas une mince affaire pour un artiste hip-hop. Aux coups de six heures, The Lumineers se présentaient sur la scène de la Montagne avec la ferme intention de faire chanter Montréal au rythme de leur hit mondial Ho Hey. Leur musique douce et mélodieuse a conquis une fois de plus les romantiques Montréalais. Ensuite, la révélation du rap en 2013, Kendrick Lamar, a livré un spectacle de haute intensité. Ses chansons, morceaux de prédilection des boîtes de nuit, étaient toutes connues par coeur par ses fans. Impressionné par la ferveur de ses fans, Lamar a promis d’être de retour à Montréal. Le Centre Bell sera très certainement un des prochains points de rencontre des fans de rap.

Les Mumford and Sons ont eu l’honneur de clore le festival montréalais et ils l’ont fait avec une performance colorée et intime, le type de spectacle auquel ils ont habitué leur clientèle. Portés par la voix rocailleuse et mélancolique de Marcus Mumford, le groupe anglais nous immerge dans cette frénésie rythmique qui leur est si propre. « Little Lion Man » et « I Will Wait », pour ne citer qu’eux, ont mis en transe la totalité du parc.

Bien qu’encore jeune, le festival Osheaga impressionne par son ambition grandissante et par la qualité de ses artistes. Tous les ingrédients sont réunis : des installations de qualité, un parc magnifique, des artistes émergents variés et des stars mondiales. Il n’y a aucun doute, Osheaga joue désormais dans la cour des grands.




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