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Un service mal payé

Par LÉON feat MALICK

Le profil sur le site web affichait: «J’aimerais bien voir comment les gens réagiraient si les chauffeurs d’autobus n’étaient pas là ne serait-ce qu’une journée ». Voici un commentaire à l’article de Christine Bouthillier du journal « Le Journal De Montréal ».

En effet nombreux sont les professionnels qui reçoivent coups et injures en échange de leur service rendu. Ceci est bien le cas pour les chauffeurs d’autobus de Montréal qui ne sont pas protégés contre l’impatience et la mauvaise humeur des passagers et qui se font harceler constamment.

La STM est l’une des sociétés dont on ne peut pas se passer à Montréal. Leur implication dans la vie sociale et économique de la métropole est plus qu’importante. Par exemple, prenons un arrêt même momentané de la ligne verte suite à un incident quelconque, on peut affirmer sans doute que cela à un impact très négatif sur les activités qu’elle que soit le domaine comme un retard à un examen ou même à une entrevue. Alors, au vue de cette place dans notre vie, les acteurs permettant de nous envoyer d’un endroit à un autre (les chauffeurs de bus, métro…) méritent tout le respect et l’attention nécessaires qui passent surtout par la reconnaissance de leur travail au sein de la société.

Par attention et respect, je pense surtout aux nombreux chauffeurs qui se font agresser verbalement ou même physiquement lors de leur service. Récemment, deux altercations entre chauffeurs et passagers sont malheureusement survenues. Pour ceux qui ne connaissent pas les faits, je me permets de les relater: Deux chauffeurs d’autobus de la Société de transport de Montréal (STM) ont été victimes d’agressions lors de deux événements distincts qui sont survenus au cours de la nuit de mardi à mercredi.

Dans le premier cas, le conducteur d’autobus, âgé de 36 ans, a été battu à la suite d’une altercation avec trois passagers, vers 2 h 30, au coin du boulevard Saint-Laurent et de la rue Jean-Talon.

La deuxième agression est survenue au coin des rues Ontario et Cadillac. «Vers 6h, l’employé de 62 ans a reçu un coup de poing au visage de la part d’un usager qui entrait dans son véhicule», a confirmé Laurent Lessard, porte-parole du SPVM.

Ainsi, pour leur sécurité et par solidarité envers leurs collègues, plusieurs chauffeurs de la STM ont décidé de lancer une campagne pour qu’il y ait plus de caméras dans les bus de nuit. Ainsi depuis ces dernières semaines, on a coutume de voir les chauffeurs avec un t-shirt bleu foncé sur leur tenue de travail afin d’attirer l’attention de leurs supérieurs.

À noter que quelques heures après ces deux altercations, la STM a annoncé que les bus de nuit seront progressivement équipés de caméras de surveillance comme l’indique la porte-parole de la STM, Isabelle Tremblay: «Nous avons 1800 autobus dans nos parcs dont la majorité est présentement munie de caméras». Toutefois, il faut préciser que, d’après la STM, le nombre de bus circulant la nuit est très réduit et donc c’est spécialement ceux munis de caméras qui circulent pendant ces heures.

Comme on s’en doute, les critiques ont fusé d’un peu partout suite à cette agression, comme cette annonce du président du Syndicat des chauffeurs d’autobus de la STM, Denis Vaillancourt: «C’est une bonne nouvelle que nous venons d’apprendre, mais c’est malheureux que ça ait pris un accident comme ça pour que la STM réagisse».

Ainsi dit, tout comme nous voudrions que respect, amabilité et reconnaissance nous soient accordés pour le travail que nous faisons, il en fait du sens d’en faire pareil pour autrui. Les chauffeurs de bus et métro sont des acteurs indispensables de la vie sociale assurant notre transport à travers la métropole. Nous pensons ainsi que pour ces professionnels de la vie sociale active, il serait bien de leur montrer plus de respect, car ils ne sont pas responsables de nos peines et de notre mauvaise humeur journalière.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.