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Gintama: Amour sûr et humour sale

J’aime bien les choses qui ne se prennent pas trop au sérieux, les séries qui brisent le 4e mur et les personnages de fictions complexes. En regardant Gintama, j’ai eu droit à tout ça, arrosé d’une bonne dose d’humour absurde.

 

Avertissement: Gintama est une longue série. Si vous cherchez un petit quelque chose de 12 ou 13 épisodes, vous allez probablement revirer de bord en voyant le nombre d’épisodes de cette série, sans compter les films. J’aimerais pourtant vous convaincre de lui donner une chance, parce qu’elle est vraiment unique en son genre: Japon, époque des samuraïs, attaque des extra-terrestres. Ça peut sembler bizarre, mais c’est la prémisse de la série. Écrasés par la supériorité technologique de leurs attaquants, les samuraïs seront rapidement obligés de se soumettre à leurs envahisseurs, les «Amanto». Commence alors une cohabitation plus ou moins facile où les humains sont traités comme étant des êtres inférieurs. Au moins, ils ont la télévision maintenant…

Les samuraïs se dispersent et beaucoup disparaissent carrément. Certains groupes se forment pour militer contre la présence des Amantos, alors que d’autres sont en faveur de mesures plus radicales pour éliminer ces intrus. Le Shinsengumi, sorte de milice au service des dirigeants, travaille à éliminer les ennemis du nouveau régime. C’est une société qui est à peu près fonctionnelle, sans compter les épisodes de destruction occasionnelle causée par les principaux personnages de la série.

Il y a d’abord Gintoki, l’ex-samouraï devenu homme-à-tout-faire-pour-payer-le-loyer, amateur de lait aux fraises et du magazine de manga «Jump». Avec Shinpachi, un adolescent plus ou moins ordinaire luttant pour la survie du dojo familial, et Kagura, une jeune extra-terrestre du clan Yato à la force exceptionnelle, c’est une petite famille reconstituée que nous voyons évoluer au fil de cet anime. On retrouve aussi une importante cohorte de personnages secondaires assez hauts en couleur, et particulièrement sympathiques.

Le ton de la série est majoritairement humoristique, et frôle même l’absurde régulièrement. De temps à autre, on aura droit à des histoires plus sérieuses ; et quand je dis «plus sérieuse», je veux dire qu’elles nous amènent à être au bord des larmes ou bien «avoir une poussière dans l’œil», pour les plus coriaces d’entre nous.

Parce qu’au final, Gintama est une histoire d’amour : pas dans le sens romantique du terme (mais alors pas du tout), mais dans le sens où on suit durant des milliers de minutes l’évolution des liens entre des personnages auxquels on s’attache, entre deux blagues sur le BDSM ou sur la culture geek nippone. Bref, un vrai feel-good anime avec de belles histoires et des morales plus belles encores, sans jamais se prendre trop au sérieux. À voir entre deux blocs d’étude pour vous redonner le sourire.

Je vous laisse sur quelques titres d’épisodes qui devraient vous faire réfléchir:

«People Who Make Good First Impressions Usually Suck»

«Why Is The Sea So Salty? Because You City Folk Pee Whenever You Go Swimming!»

«Stress Makes You Bald, But It’s Stressful To Avoid Stress, So You End Up Stressed Out Anyway, So In The End There’s Nothing You Can Do»

«You Know Those Year-End Parties Where You Keep Drinking until You’ve Forgotten Everything That Happened the past Year? There Are a Few Things You’re Not Supposed to Forget»

TL;DR

Série: Gintama

Longueur: 265 épisodes et quelques films

On aime: L’humour, les personnages, les histoires alternativement stupides et belles, les titres d’épisodes.

On aime moins: Les génériques de début… Parce qu’on a hâte de voir l’émission!

Verdict: Si vous aimez la vie, vous allez aimer Gintama. Si vous n’aimez pas la vie, cette série peut vous aider à changer les choses.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.