Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Perspectives d’avenir informatique

Robocalypse ou utopie Sci-Fi, notre société change rapidement. Voici quelques uns des projets intéressants destinés à nous rapprocher de l’une ou de l’autre de ces deux possibilités.

Réjouissez-vous mes frères et sœurs! Les Intras sont derrière nous! Le temps est venu de se concentrer sur l’avenir: les finaux, les laboratoires… la robotique? Car qui parle d’avenir, parle de crise de ressources telles que le zinc, l’argent, le palladium, le cuivre, l’eau, et les noms d’utilisateurs originaux sur internet. Cependant, l’avenir, comme je l’ai entrevu dans mon dernier article sur la robotique, est également symbole de développements surprenants.

Commençons en douçeur, avec les drones autonomes pour des livraisons. Une pâtisserie Chinoise utilise déjà des octocoptères pour livrer des gâteaux de 2.9 Kg, volant jusqu’à 100m de haut, pour la modique somme de 300$. En Australie, la startup Zookal livrera dès mars 2014 les livres d’école des étudiants par hexacoptères, jusqu’à une distance de 3 km. Cette méthode de livraison est bien moins onéreuse et polluante qu’une livraison humaine, utilisant un minimum d’électricité, et parcourant la distance de livraison à vol d’oiseau. Les lois interdisent encore l’utilisation de drones dans plusieurs pays, mais au Canada, il serait possible d’offrir ce service, après l’obtention d’une licence. Considérant les véhicules terrestres et aériens autonomes, un avenir où toutes les livraisons sont faites automatiquement est envisageable d’ici dix ans.

Mais outre le secteur de la livraison, le labeur manufacturier est en bonne voie de s’automatiser totalement. Déjà l’entreprise Chinoise Foxconn, avec l’augmentation du salaire de ses citoyens, a annoncé vouloir remplacer son million de travailleurs par des homologues robotiques d’ici un à deux ans. Des robots d’assemblages tels que Baxter ou UBR-1 présentent déjà une dextérité surprenante, remplaçant directement des humains pour des tâches simples.

Le coût d’opération représentant la consommation électrique, et le remboursement du capital initial investi, est bien moindre que le salaire minimum d’un humain. Cependant, la constatation qu’il existe encore plus de 30 millions d’esclaves à travers le monde, dont plus de 22 millions en Asie, indique qu’une société entièrement robotisée n’est pas considéré avant encore une quinzaine d’année.

Déjà, le développement et la recherche en robotique est plus accessible, grâce aux compagnies d’investissement telles que Robo-Stox et Kick Starter. Les projets Open Source de programmation robotique dynamisent le milieu, donnant vie à des projets éducatifs et personnels de plus en plus poussés.

Combinons maintenant ces avancées avec les robots humanoïdes de mon article précédent, tels qu’Atlas, et peu de métiers resteront hors de portée d’un robot. D’ailleurs, IBM, en parallèle avec le «Human brain project», compte augmenter de beaucoup l’intelligence informatique en simulant totalement le cerveau humain, et comptent y parvenir d’ici une décennie. Avec le projet « BigBlue », IBM compte également augmenter considérablement la capacité de calcul des ordinateurs personnels jusqu’à une vitesse de 1 petaflop (1015 opérations par secondes), pour un volume de 1 litre. Le principe sera d’utiliser du liquide refroidissant comme conducteur diélectrique, imitant le cerveau humain dans sa capacité à se refroidir et s’alimenter par le liquide cérébro-spinal, ce qui permettra une densité de processeurs bien plus importante.

Après le cerveau artificiel, il ne manque plus que la capacité à transférer ses mémoires dans une interface informatique pour parachever l’apogée de mes prévisions pour un futur pas si lointain : une société entièrement robotisée, où l’immortalité dans un monde réel ou virtuel est possible, vivant par l’intermédiaire de nos avatars robotiques. Ça semble fou dit ainsi, mais c’est une forte possibilité, étant donné l’état de la recherche dans le domaine cérébral et robotique.

Personnellement, je me demande encore quel sera mon opinion sur le sujet, mais j’ai encore au moins une vingtaine d’années à y réfléchir. En attendant, j’ai un laboratoire d’algorythmes et de sécurité informatique à finir.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.