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Réflexion sur l’avenir de l’alimentaire à Polytechnique

Àmon premier jour à Poly, j’ai poussé un profond soupir en voyant l’identité du fournisseur alimentaire de l’école. Je venais en effet de quitter le collège Édouard-Monpetit, ou j’avais participé à une campagne pour faire baisser les prix de la cafétéria gérée par Aramark. Les prix sont plus intéressants ici, mais Aramark n’est est pas moins une filière de Coke, qui, pour cette raison, manque cruellement de variété (et de qualité) dans le choix de ses boissons. Sans compter qu’elle n’a pas l’air d’avoir compris le secret de l’infusion d’un café buvable. Mais bon, tout cela n’avait pas grand chose d’étonnant : une direction d’établissement scolaire qui fait affaire avec une multinationale, rien nouveau sous le soleil… Quelle ne fut donc pas ma surprise quelque mois plus tard d’apprendre que depuis des dizaines d’années, c’est l’AEP elle-même qui gère l’attribution des contrats alimentaires.

Il n’y a pas, ici, de terrible scandale sur lequel s’appesantir pendant des heures. Seulement voilà, je trouve un peu triste qu’une association étudiante ait offert le monopole des ventes de l’établissement à Aramark. Considérant que dans bien d’autres universités et CEGEP, des assos pestent de ne pas avoir droit de regard quand à la signature des contrats alimentaires, c’est assez désolant.

Consultations et renégociation du contrat alimentaire

Si je vous parle de cela aujourd’hui, ce n’est pas simplement parce que je veux déverser ma bile après m’être encore fait servis des pâtes en accompagnement d’un plat de pâtes (sans blague). C’est avant tout parce que l’actuel contrat avec Aramark sera renégocié cet hiver. Pour l’occasion, votre association étudiante tiendra des audiences de consultation dans les semaines suivantes. Ne possédant pas toutes les informations à l’heure de mettre sous presse, je ne peux que vous conseiller d’ouvrir l’œil et d’être présent à ces consultations. Ce sera l’occasion de vous exprimer quand à la qualité ou la variété des services actuellement offerts. Je ne vous dirai pas qu’il faut absolument se débarrasser d’Aramark cet hiver. Non seulement je ne connais pas toutes les modalités de l’entente, mais en plus, j’admets volontiers qu’ils n’ont pas inventé le mauvais café et les légumes mous de cafétéria. Si cette consultation m’intéresse c’est putôt à cause d’un autre sujet…

Pourquoi pas un café étudiant ?

Question éternelle, que je n’ai cessé de me poser depuis mon arriver dans cette école. Presque toutes les universités et CEGEP de la province en possèdent un, souvent plusieurs. Des associations étudiantes de gauches vendent des sandwichs végés et du café équitable, celles de droites des sushis à l’origine douteuse. En gros, personne n’est contre le concept : il permet d’impliquer davantage les étudiants dans le choix des produits vendus, de créer une alternative aux repas de cafétéria standard et parfois, oh miracle! de vendre du bon café. Plus qu’un point de vente, un café étudiant peut devenir un point tournant de la vie de l’école (il manque cruellement de divans en dehors des comités de poly).

Je vous invite donc, pendant ces consultations, à oser en discuter. Je ne vous promet pas que vous serez entendus : je ne suis surement pas ni le premier, ni le dernier à en parler et je ne doute pas que nos bons exécutants ont en main une foule d’arguments pour nous convaincre qu’il s’agit là d’une mauvaise idée. Il serait cependant bien dommage de ne pas aborder le sujet, car, quoi qu’on en dise, un café étudiant n’est pas une excentricité. Il s’agit d’un élément central d’une communauté étudiante et j’espère bien qu’un jour, les polytechniciens auront le leur.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.