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DARKSIDE en spectacle

Cocktail d’électro et guitare rafraichissant au théâtre Corona le 14 janvier dernier.

DARKSIDE est le fruit de la collaboration entre Nicolas Jaar et Dave Harrington. La réputation de Jaar en tant que DJ le précède, et il profite de son ami d’université pour se diversifier. Ce dernier accompagne les sons aériens et basses profondes du DJ avec sa guitare électrique.

Petit historique

Leur premier projet consistait en un remix intégral du dernier album de Daft Punk, Random Access Memories. Il s’agissait presque d’une réinterprétation avec leur style éthéré et a été reçu avec éloges. Ils ont depuis sorti quelques titres, dont le plus connu est Paper Trails.

Un concert éclectique

On pourrait penser que leurs concerts sont répétitifs étant donné leur répertoire encore limité. Que nenni, les artistes m’ont bluffé par leur habileté à amener leurs thèmes en douceur. On se laisse entraîner dans les multiples boucles et samples superposés de Jaar, jusqu’à ce que Dave reprenne le contrôle tantôt avec des mélodies doucereuses, tantôt à coups de guitare survoltés à la Jeff Beck. Les drops sont efficaces et les basses riches à en être palpables. On pourrait qualifier leur genre de rock/electronica sombre et psychédélique par moments, dans la veine des Doors ou Pink Floyd (dans une moindre mesure… la comparaison est certes discutable). Il est mis en contraste avec de nombreux passages plutôt downtempo où Nicolas Jaar s’essaie au clavier ainsi qu’au micro. Un grand disque réfléchissant et pivotant met en scène l’ambivalence du groupe: tantôt utilisé pour des effets d’éclipse, tantôt pour irradier la scène d’un voile diaphane et mystérieux.

Le groupe était précédé de High Waters, un musicien qui met beaucoup plus d’importance au chant que DARKSIDE. J’en retiens essentiellement des mélodies très mélancoliques. Sa voix douce et légèrement nasillarde m’a un peu fait penser à UB40.

À quand la suite?

Un concert original et un style qui tranche avec la musique électronique actuelle. C’est particulièrement agréable de voir un artiste de renommée mondiale comme Nicolas Jaar revenir au garage avec son vieux copain pour se faire des jam sessions et trouver leur nouveau son. On espère qu’ils seront prolifiques et que cela ne s’arrêtera pas à cette tournée mondiale.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.