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Grandeurs Nature – L’aventure sans limites

Oyez, oyez! Approchez gentes de tout acabit! Vous êtes-vous déjà demandé de quoi parlait votre ami un peu bizarre quand il disait pourfendre des démons et sauver des princesses dans son GN? Alors lisez bien ce qui suit!

Que sont les Grandeurs Nature? Appelés LARP en anglais (Live Action Role-Playing Game), les Grandeurs Nature (GN) sont des jeux de rôle, souvent en pleine nature. Il en existe de nombreux types différents, allant du médiéval fantastique jusqu’au post-apocalyptique.

Ah, je vous entends d’ici! « Mais moi, je vais être un gnin-né-nieur, j’ai pas de temps à perdre avec des jeux de bébé. » QUE NENNI! Argument invalide. Pourquoi? Car il n’est jamais trop tard pour être le preux chevalier, la geisha influente et mortelle, l’archer elfique ou le zombie que vous avez toujours voulu être.

Les GN gagnent en popularité, particulièrement en Europe où les vertues thérapeutiques reconnues se glissent dans les recommandations médicales pour personnes dépressives. La popularité des GN se fait aussi sentir au Québec, où plus de 150 organisations existent.

Les plus populaires sont du genre médiéval-fantastique, étant principalement la bataille de Bicolline, rassemblant plus de 2000 personnes au Québec chaque année, comme il fut entrevu dans le film Les invasions barbares. Le second GN le plus populaire au Québec est Les terres de Bélénos, cumulant plus de 600 joueurs chaque mois.

Les systèmes de points de vie, de magie, et de politique diffèrent énormément selon les GN, et il est alors nécessaire d’explorer les options disponibles, pour tirer le plus de bonheur possible de l’expérience.

Bien que la majorité des GN se trouve dans la nature, souvent en région, parfois à plus d’une heure et demie de Montréal, beaucoup de joueurs partent en voiture, permettant alors aux joueurs de faire du convoiturage. Beaucoup d’organisations ont leur sites, leur forum ou du moins leur groupe Facebook, laissant l’opportunité de poursuivre les discussions entamées en personne dans le jeu.

En effet, beaucoup ont leur voiture, la moyenne d’âge se situant entre 20 et 30 ans. Il m’est arrivé de voir des vieillards, jouant de vieux sages, des forgerons, des aubergistes, et à l’inverse, certains parents amènent parfois leur enfants, qui sont souvent, par tradition, intouchables en jeu. Car s’il est possible de survivre à un paladin ultra-puissant, il est impossible de survivre à un enfant de 5 ans, tout le monde sait ça! Le jeu de rôle qui en résulte est très intéressant.

Au Québec, la proportion gars/filles dans les GN varie selon les organisations, mais tourne autour de 40% de filles. En général, les femmes jouent des rôles plus politiques, magiques, contribuant beaucoup à l’histoire, mais certaines n’hésitent pas à prendre les armes et deviennent championnes d’escrime, assasines, protectrices… La liste s’étend aussi loin que l’imagination du joueur.

À Montréal, les guerriers de la Montagne se rassemblent tous les dimanches, au Mont-Royal, entre midi et 16h, pour ceux qui préfèrent la pure simulation de combats, sans s’embarasser de politique et religion ésotérique.

Personellement, je m’y retrouve souvent l’été, car je préfère les GN orientés sur le combat. Je vais aussi à Fléau, basé sur l’univers de Tolkien, ainsi qu’Élémentum, se produisant à chaque semaine au parc régionnal de Longueuil. Les prix varient beaucoup : 2$ pour Élémentum et 40$ pour Fléau. La moyenne des coûts tourne autour de 30$/fin de semaine, selon des GN, incluant parfois la nourriture et le logis.

Également, il existe des GN simulant complètement les combats médiévaux, en véritable armure métallique, utilisant des armes métalliques mortelles. Par contre, la majorité utilisent des armes en mousse ou en latex réaliste.

La liste complète des GN au Québec est disponible sur le site http://lapageamelkor.org.

Je vous suggère de consulter le site, pour trouver un GN avec un style qui vous intéresse.

Donc qu’attendez-vous? Enfilez vos bottes de cuir et tapez dans de l’orc!




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.