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Sur les traces de la cocaïne

« C’est une bonne drogue que la science ; mais nulle drogue n’est assez forte pour se préserver sans altération et corruption. » - Montaigne

Par Léon et Malick

La cocaïne est l’une des drogues les plus populaires et surtout l’une des plus répandues dans le monde, mais peu sont, parmi les différents utilisateurs, à se pencher sur son historique. En effet, cette poudre blanche très addictive est obtenue des feuilles d’une plante d’Amérique du Sud appelée coca. Initialement, la feuille de coca était utilisée par les indigènes à des fins médicinales et de rituels.

 

La cocaïne comme nous la connaissons de nos jours, à savoir une drogue responsable d’anéantir la vie de beaucoup de personnes, n’a pas que des conséquences néfastes. Figurez-vous que depuis sa découverte au XIXe siècle, la cocaïne est beaucoup utilisée dans le domaine de la santé. On lui a découvert une qualité d’aphrodisiaque et elle fut utilisée comme traitement contre la dépendance à l’opium. Elle eut aussi un grand succès comme anesthésique en chirurgie et aussi dans les médicaments.

La question que tout le monde se pose est comment est-elle arrivée là ? Figurez-vous que c’est un pharmacien et un médecin qui eurent la bonne idée de la commercialiser sous forme de vin. Le vin de Mariani est principalement fait par infusion des feuilles de coca et je vous rappelle que la cocaïne est présente à 0.5% dans la feuille de coca. Dès lors elle fut introduite dans les cigares, cigarettes et chewing-gum. Ces mêmes scientifiques qui avaient découvert les vertues médicinales de la cocaïne se sont rendus compte que c’était un couteau à double tranchant, car son pouvoir addictif était très élevé et ceci contribua à une hausse très importante dans l’utilisation individuelle de la cocaïne qui eut par conséquent d’autres problèmes comme la criminalité. Afin de limiter cette vague d’addiction nocive tant pour la santé que pour l’équilibre social, les gouvernements procèdent à une réglementation progressive de l’usage et de la distribution de la cocaïne ainsi que l’interdiction pour des usages non-médicaux. Toutefois, ces lois auront pour conséquence l’apparition de nouveaux stupéfiants comme l’amphétamine et plusieurs autres comme le crack qui un est derivé de la cocaïne. Cette variation de stupéfiants sur le marché conduira à la diminution de la valeur de la cocaïne. Ainsi, les revendeurs eurent l’idée de transformer la poudre blanche en cristaux grâce à des réactions chimiques qui pouvaient être fumés. Ce procédé réduisait le risque de se faire prendre et en même temps permettait de rapporter un plus grand profit car on en tirait beaucoup plus de marchandise à vendre.

Les conséquences à l’addiction à la cocaïne et au crack sont très similaires et se retrouvent aussi bien au niveau santé, social qu’économique. Ils sont responsables de maladies cancéreuses, d’arrêts cardiaque et beaucoup d’autres maladies. Ils constituent le principal responsable de la criminalité, de chômage, de débauche, de sans domiciles fixes et ruinent la vie de plusieurs personnes. Ces drogues comme beaucoup d’autres, peuvent entrainer confiance en soi, une illusion de super-capacité intellectuelle et physique, mais aussi elles sont la cause de dépression, anxiété, épuisement et mal-être.

En conclusion l’addiction à la cocaïne, au crack et aux drogues en général est une grave maladie qui requière de l’aide afin de guérir. Beaucoup de centres et campagnes offrent des médicaments pour y remédier et il existe même un vaccin anti-cocaïne pour lutter contre cette addiction. Si tant de médias, personnes et autres ressources en parlent, c’est qu’une grande attention a besoin d’être prêtée à ce fléau. L’addiction, c’est grave et l’usage excessif de quoique ce soit est nocif.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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