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Dans la peau d’un étudiant aux cycles sup’

Constant Charreton et Eliott Tixier, deux étudiants à la maîtrise en génie mécanique, partagent leur expérience dans une chaire de recherche consacrée à l’étude des interactions fluide-structure.

Nos deux étudiants se penchent sur les problèmes de vibrations au sein des générateurs de vapeur des centrales nucléaires. Les phénomènes à l’oeuvre sont d’autant plus complexes que les écoulements en jeu sont diphasiques (une phase liquide et une phase gazeuse).

Constant (C) cherche à comprendre les fondements des phénomènes vibratoires en réalisant des expériences. Parallèlement, Eliott (E) tente de prédire les mêmes phénomènes grâce à des simulations numériques utilisant les éléments finis. Les deux approches sont complémentaires et ne sauraient se substituer l’une à l’autre.

 

PQuelle est ta journée type ?

 

EActuellement j’ai validé tous mes crédits de cours donc je me consacre à la recherche à plein temps. J’essaye de trouver le bon équilibre entre développement du code et exploitation des résultats. Dans ma journée idéale, je lance des simulations le matin avant d’aller au Cepsum. J’étudie les résultats l’après-midi et je procède à des modifications du code si besoin.

 

CJe consacre une matinée à faire des acquisitions sur le système de vibrations au moyen de lasers. Je procède à un post-traitement sur Matlab pour extraire les informations qui m’intéressent avant le diner. Si un résultat m’intéresse, je recrée les conditions expérimentales en après-midi puis je filme avec une caméra ultra-rapide, en espérant avoir identifié un comportement pour la phase gazeuse avant le soir!

POn dépeint souvent la recherche comme un travail solitaire, comment le vis-tu ?

 

CLa recherche demande une certaine motivation. Heureusement, l’ambiance du laboratoire est animée par les nombreux étudiants. Par aiilleurs, je suis bien encadré par mon directeur et les post-doctorants. Les discussions quotidiennes aident à aller dans le droit chemin.

 

PLes simulations numériques, c’est pas un truc réservé aux geeks ?

EPas du tout! Avant d’arriver à Montréal je n’avais pas d’expérience informatique car j’avais suivi une formation essentiellement théorique. Avec un peu de rigueur et de motivation il est tout à fait possible d’apprendre très vite à coder efficacement. Les simulations numériques sont un outil très puissant qui, associées à des manipulations expérimentales, permettent d’obtenir de beaux résultats.

PQue comptes-tu faire après ta maîtrise ?

CMes compétences en conception, traitement de signal et d’image, et en vibrations seront applicables dans l’industrie nucléaire ou même aérospatiale en R&D ou design. Je souhaite rester dans la région de Montréal pour profiter de l’expertise conférée par une maîtrise de Polytechnique.

EJe compte aller en France pour faire un doctorat. Grâce à l’expertise numérique que j’ai acquise ici, je vais pouvoir m’attaquer à des sujets très variés. J’ai en ligne de mire un sujet sur la modélisation du comportement électrique de cellules du muscle cardiaque.

POUR EN SAVOIR PLUS

Consultez le site de la chaire de recherche BWC-EACL-CRSNG sur les interactions fluide-structure:

www.polymtl.ca/ifs




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.