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De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Histoire et Polyscope

En revenant de vacances, je me suis amusée à fouiller un peu dans les archives du Polyscope afin de dénicher quelques petites trouvailles.

Je trouve que les journaux des années 80 sont étonnants par le soin et le temps qui y ont été investis. Les dessins sont faits à la main et les journaux sont épais. J’aimerais revivre un temps où les nouveaux se précipitent au local pour participer au journal. Chantage émotif à part, voici ce que j’ai trouvé en creusant dans les archives du local.

Les débuts du Polyscope

Le Polyscope est le plus vieux journal étudiant francophone d’Amérique du Nord. Dans les années 50, le nom du journal était « Poly-Teck » avant de changer de nom pour le « Polyscope » en 1967. Les légendes parlent de journaux intitulés « LE BOLIDE », mais je n’ai vu aucune preuve jusqu’à maintenant.

Les débuts du Polyscope

Le Polyscope était réputé pour être vraiment très sexiste. Dans les années soixante, un groupe d’étudiantes a réagi en formant le Poly-fille, un autre journal étudiant, pour faire concurrence au Polyscope. Le Scope a réagi rapidement en changeant quelque peu sa ligne éditoriale et Poly-fille arrêta ses parutions. Dans les années 80, il y a plus de sujets féministes, mais quelques articles restent « un peu louches ». Évidemment, après décembre 1989, les journalistes devinrent très pointilleux à ce sujet.

« Un ami m’a suggéré une méthode pour contrôler ma blonde. Une laisse et une muselière. Je lui ai expliqué que la solution n’était pas bonne car elle me donnait un air dominateur » – Le Polyscope, 1er Février 1988

« Le 6 Janvier dernier, j’ai assisté à une conférence intitulée : « Les femmes et le génie ». (…) À la question : « Avez-vous déjà été victime d’un geste indiscutablement sexiste dans votre travail », elles ont toutes répondu par la négative (…) il ne semble pas y avoir de difficulté à être femme et ingénieure. Les hommes ingénieurs sont donc gentils, compréhensifs, respectueux, et travailler avec eux est merveilleux. On comprend alors les statistiques (…), révélant que la majorité des femmes ingénieurs fondent une famille avec… un ingénieur » – Le Polyscope 1er Février 1988

Polyscope et actualité étudiante

Le manque de place n’est pas nouveau à Polytechnique : dans les années 80, l’École loue une partie de la Plaza Côte-des-Neiges pour donner ses cours. Cela cause certains problèmes comme en témoigne cet extrait : « Une brève interruption dans le but de souligner des faits plutôt désagréables pour ceux qui ont dû faire face à la tempête vendredi 12 février dernier. En effet, un incident assez choquant s’est déroulé cet après-midi-là pour les étudiants ayant des cours à la Plaza. On nous a coupé les vivres, plus de navette. Je me demande pourquoi nous n’avons pas été averti et pourquoi la direction de l’École n’a pas pris de dispositions plus tôt étant donné que l’avertissement de neige abondante était en vigueur depuis deux jours. » L’organisation légendaire de Polytechnique!

Finalement, le manque d’espace n’est pas un problème récent: « Cette année, l’École Polytechnique abrite sous ses murs un nombre record d’étudiants (…), six-cent-vingt-cinq élèves dans une école qui peut à peine en recevoir quatre cents. (…) L’automne dernier paraissait une nouvelle dans les journaux annonçant qu’avant trois ans l’École Polytechnique serait établie sur le Mont-Royal, au voisinage de l’Université de Montréal, (…) et aucun progrès tangible [depuis cette nouvelle]. Le gouvernement provincial qui devait acheter nos locaux de la rue St-Denis a apparemment changé d’idée.» – Poly-Tek, 1953




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.