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Star Wars VII : la Force est de retour?

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En place devant le cinéma Max Linder. © Pierre-Jules Arnaud

Le Polyscope a vu Star Wars en France, deux jours avant sa sortie mondiale. Compte rendu. Star Wars : The Force Awakens, de J.J. Abrams, avec Harrison Ford, Carrie Fisher, Mark Hamill, Adam Driver, Daisy Ridley, John Boyega et Oscar Isaac.

Par Pierre-Jules Arnaud, envoyé spécial à Paris

Alors, par où commencer? Après la frénésie des trailers, je dois l’admettre, j’ai eu peur. Le film allait-il combler nos attentes si élevées de fans exigeants? Arrêtons avec le suspense, il y a déjà trop longtemps que l’on attend, J.J. Abrams n’a pas failli et ce septième épisode est une grande réussite. J’essaye de peser mes mots, car l’excitation l’emporte sur la raison.

Oubliez la pré-logie, cette espèce de boue romantico-politicarde qui n’avait que deux intérêts : la course de pod de l’épisode I, et la fin de l’épisode III. Nous revoilà dans l’aventure épique et stellaire, le fameux « space opera » qui a caractérisé la trilogie originale.
J’appréhendais beaucoup l’introduction des nouveaux personnages, leur lien dans l’histoire, leur consistance, etc… Mais je n’ai pas été déçu! Kylo Ren atteint presque immédiatement un statut de personnage complexe que l’on n’a jamais aperçu dans la pré-logie. Les autres personnages sont eux aussi très bien travaillés, les acteurs sont très bons et l’adoption se fait sans la moindre difficulté. Je mettrais tout de même un bémol sur l’arrivée dans l’histoire de Han Solo qui semble sortir de nul part. Difficile d’en dire plus sans spoiler les nombreuses facettes de l’intrigue et les différentes révélations du film.

J.J. Abrams a fait un travail colossal, l’utilisation en parallèle d’éléments réels et des effets spéciaux fonctionne à merveille, l’ambiance ainsi dégagée, aidée par les décors absolument grandioses, nous replonge dans ce qui faisait tout le charme de la trilogie originale. Les clins d’œil et les parallèles à celle-ci sont d’ailleurs très nombreux et tout le schéma de l’intrigue nous rappelle beaucoup ce que l’on connait déjà. C’est d’ailleurs là que certains défauts du film sont à noter. Car oui le film est fabuleux, mais il a quelques petits revers. Dans sa volonté de coller parfaitement à la trilogie, Abrams s’est coincé un peu dans une boite et n’en sort pas. On peut comprendre considérant la pression d’un tel projet. Par exemple la présence des acteurs historiques de la série semble parfois forcée et la présence (ou prestance) de Carrie Fischer (Leia Organa) à l’écran est parfois presque douloureuse par son jeu. J.J. se permet tout de même de laisser sa trace avec sa signature visuelle maintenant célèbre du flaire de lumière qui s’intègre parfaitement aux combats de pistolasers.

Bon allons-y, les images sont fabuleuses, le montage au poil, le rythme général du film excellent, les acteurs géniaux, la dose d’humour parfaite et la fin m’a donné des frissons, mais que dire de la musique! Sans trop en dévoiler, lorsque les thèmes connus de la saga embarquent dans des moments clés du film on a « presque » les larmes aux yeux.
Je suis sorti du film heureux et apaisé.

Je ne savais pas comment commencer, je ne sais pas comment finir, alors je vais le dire comme ça : lorsque le film se termine on se demande quand sort le prochain. En attendant je retournerai voir celui-là une fois ou deux au cinéma pour être sûr d’avoir bien imprimé ma rétine de ce moment.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.