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Victoire à l’arrachée pour les tenants du titre

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Un partisan libéré. Photo © Julien Vidal

Incroyable mais vrai, en ce début de novembre, il n’y avait toujours pas de neige ni même de froid cinglant – les habitués, soit 3812 partisans, auront tout de même pris leurs précautions à coup de tuques et mitaines pour venir refroidir l’ardeur des partisans une nouvelle fois enthousiastes de foutre une raclée bien méritée au Vert et Or, surtout en demi-finale de la coupe Dunsmore. Ces derniers, que nous affrontions pour la troisième fois cette saison, avait à cœur de prendre leur revanche. Bien mal leur en a pris puisqu’ils ont perdu sur le score de 31-24.

Dès l’entame du premier quart, nos Bleus montrent de l’audace : 14:52, Alexandre Huard (n°22-Rec) perd la balle mais réussit à ressortir aux 3 verges de notre zone de touché. Qu’à cela ne tienne, Sean Thomas Erlington (n°1, PB), à la tête de l’offensive, effectuera une course de plus de 50 verges suite à une magnifique feinte de la ligne sur le flanc droit. S’en suivra une passe sur Guillaume Paquet (n°11, Rec) puis une nouvelle course au centre pour Erlington qui mènera au premier touché transformé des Bleus. Score de 7-0 à 12:34 qui nous laisse une seule question aux lèvres : mais où est la défense de Sherbrooke?

En effet, ces derniers auront plutôt montré un gros manque de réalisation dans leurs passes et leurs courses à l’image de Carl Gagnon-Bisaillon (n°1, Rec) qui doit littéralement se jeter au sol pour tenter de récupérer une passe bien trop courte pour lui à 8:11.

On notera au passage un changement de stratégie vis-à-vis du match précédent concernant les bottés : ces derniers précédemment mis directement en touche cherchent désormais la longueur au centre. Par ailleurs, ce quart aura été celui d’Erlington (n°1, PB) qui a une fois de plus su allier course percutante et dive efficace tel une ballerine. Néanmoins cette arme aura fini par être trop utilisée et donc stoppée à plusieurs reprises : à 3:54 sur le troisième jeu et à 0:00 par Olivier Goulet-Veilleux (n°14, SE).

Au final ce premier quart aura dévoilé un manque de couverture de la part des demi-défensifs carabins qui auront concédé bien trop de verges à la passe – une passe plus de trente verges sur Antoine Pinkos (n°81, RE) à 3:54 – permettant ainsi à Sherbrooke de tenter un placement heureusement raté. Marque finale de 7-1 en fin de quart.

Un partisan anxieux. Photo © Julien Vidal

Un partisan anxieux.
Photo © Julien Vidal

Deuxième quart

Le début du deuxième quart aura vu un regain de vigueur de la part de la défensive Vert et Or avec un plaqué du quart Gabriel Cousineau (n°4) à 14:28 et 4:25 (n°95, Maxime Latour) grâce à de très belles lectures de jeu. Néanmoins, malgré l’envie grandissante du Vert et Or de se battre et les courses complices menées entre les coureurs et la ligne, trop de fautes du côté de ce dernier (9:25 et 8:42, passe incomplète ; 4:04 perte de balle d’Antoine Pinkos (n°81, Rec) suite à un plaquage; 3:38 : perte de balle de Gabriel Polan (n°38, PB) sans aucune raison!) le mèneront vers une infériorité à la marque. Rajoutons à cela les erreurs du quart arrière qui lance dans le trafic, le kickeur qui rate les deux tiers de ses placements : « ils le sortent d’où leur kickeur?! » me souffle même Pascal Lesné, ancien botteur des Carabins avant que l’on apprenne que c’est le remplaçant. Toutefois, le mérite revient aussi aux actions mémorables de certains Bleus : 3:22, Luke Junior (n°91, DL) contre un botté ; 1:20, passe de 20 verges sur Guillaume Paquet (n°11, Rec) suivi d’une passe sur Alexandre Gagné (n°10, Rec) qui se défait de sa couverture pour venir compléter le touché transformé. Finalement, suite aux placements ratés par les deux équipes à 11:52 (Carabins) et 7:11 (Vert et Or), la marque à la mi-temps est de 15-2.

Troisième quart

Ce dernier, comme durant le match des Stingers, nous a révélé des Bleus méconnaissables : plus de couverture serrée des cornerbacks, des DB qui se laissent distancer par leurs receveurs rendant ainsi la défense de zone adaptée en début de quart inefficace et surtout un Régis Cibasu (n°3, Rec) incapable de compléter une passe : perte de balle décisive aux 23 verges des Carabins suite à une réception de passe, rattrapée par Rami Saintus (n°91, LD) – touché transformé pour une marque de 15-9 à 10:01 et perte de balle à 6:50 pour une tentative de plus de 30 verges (Il t’arrive quoi Régis?). Dès lors, le Vert et Or a le champ libre pour mener des courses percutantes et des passes précises grâce à Gabriel Polan (n°38, PB) pour la course et à Jean-Raphaël Moisan (n°11, Rec) pour les passes. Performance concrétisée par une interception de Frédérick Canon (n°83, Rec) à 6:13 aux 25 des Carabins qui ira tranquillement et sans aucune pression sérieuse (Félix Ménard Brière (n°82, B), le botteur tentera bien de le rattraper en vain) marquer un touché en passant par le couloir extérieur droit laissé totalement vide par la défense avant de repiquer au centre. Magnifique course mais marque de 15-15. Incapable de se ressaisir, Alexandre Huard (n°22, Rec) laissera la balle lui rebondir au-dessus de la tête à 6:09 concédant ainsi un touché plaquage de sûreté menant la marque à 15-17. Malgré le soutien grondant des partisans et le gros boulot de la défensive, les Bleus concéderont un nouveau touché transformé de Vincent Cléroux-Gaudreau (n°2, Rec) à 1:38. Marque finale de 15-24 et des partisans hagards de voir une telle remontée.

 

Quatrième quart

Le quatrième quart verra quant à lui le retour des Bleus à leur meilleure forme pour presque tous les joueurs : certains titulaires continuent à décevoir tandis que certains remplaçants venus compensés les pertes des quarts précédents (Alexandre Hardy, n°17, blessé au deuxième quart; Émile Charron-Ligez, n°94 et Olivier Daoust-Pichette, n°95, complétement sonné au troisième quart) auront su surprendre. À 13:00, la contre-offensive commence avec Guillaume Paquet (n°11, Rec) qui capte une passe en glissade quasi-impossible à avoir, passe d’ailleurs soutenue par une protection solide de la tackle box de la part de la ligne. S’ensuit une réception de Régis Cibasu (n°3, Rec) qui a décidé de remettre les compteurs à zéro, puis deux courses de Sean Thomas Erlington (n°1, PB) et un catch de Louis-Mathieu Normandin (n°88, Rec) pour aller chercher un essai transformé. 22-24 à 10:29.

La tension commence alors à monter chez les partisans des deux formations qui entrevoient chacun la victoire de leur université. Finalement, le couperet tombe pour Sherbrooke : 9:00, perte de balle sur retour de botté aux 26 verges de Sherbrooke suivi d’une course aux 15 verges d’Erlington et d’une passe à Paquet aux 2 verges qu’Erlington viendra à nouveau entériner avec une course de 2 verges pour un touché transformé. Marque de 29-24 à 6:29. La défense va-t-elle tenir?

La défense fait son taf et l’équipe spéciale se réveille (enfin!) avec un botté aux 10 verges de Sherbrooke qui sort de lui-même en touche.

2:46, c’est le jeu du match : si Sherbrooke ne passe pas, les Bleus se retrouveraient en troisième et 10 aux 10 verges. Heureusement, malgré la couverture défaillante des DB Bleus, la passe sur Maxime Gauthier (n°82, Rec) est incomplète ce qui force Sherbrooke à concéder un toucher de sûreté menant ainsi la marque à 31-24. Finalement, malgré plusieurs courses d’Erlington pour aller chercher le touché, la marque finale restera inchangée malgré les 200 verges courues par ce dernier durant le match!

Bilan

Au final, les Bleus ont su une fois de plus remonter la pente après un troisième quart difficile, toujours empli d’incohérences et de jeux imprécis. Néanmoins, ce fait est devenu une constante pour les Bleus ce qui ne nous surprend guère désormais. Là où l’on a réellement été déçu, c’est pour les équipes spéciales et Régis Cibasu (n°3, Rec). Ce dernier n’était vraiment pas au niveau de sa saison en manquant plus de cinq passes tandis que les premiers ont bien trop souvent oublié comment faire un plaquage, concédant ainsi au Vert et Or un trop grand nombre de rushes parfois fatals.

Heureusement, le destin ne leur en a pas tenu rigueur étant donné qu’ils ont gagné ce samedi 14 novembre la coupe Dunsmore au stade Telus contre le Rouge et Or sur le score hollywoodien de 18-16.

Vont-ils s’arrêter là? Réponse le 21 novembre pour la coupe Mitchell, demi-finale canadienne de l’Ouest, à Guelph (Ontario). Botté d’envoi à 12h30, be there!




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