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De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

FALLOUT.

Ceci n’est ni un hommage à Bethesda, ni un hommage à Fallout 4.

Rappellez-vous les années 50. L’ONU était jeune et prometteuse. On entendait Elvis, Dean Martin, Billie Holiday et Peggy Lee à la radio. On avait la mastodonte-télé noir-et-blanc. On venait d’inventer le capitalisme à l’image de l’homme moyen : le rêve américain, et à partir de maintenant, la vie allait être belle. Imaginez un monde où cette ère n’est jamais révolue, jamais dépassée. Imaginez que les années 50 aient durées 100 ans.

Cet univers, c’est une dimension alternative où en 1967, le transistor n’est jamais découvert. La miniaturisation est délaissée. L’ère atomique remplace l’ère digitale et toutes avances technologiques sont faites par la puissance pure et dure du nucléaire plutôt que la simplification, la miniaturisation de la logique digitale. On crée des armes au plasma, d’énormes voûtes sous terraines, et des robots hyperpuissants mais surtout, dans cette dimension, on réalise l’holocauste nucléaire.

Officiellement, personne ne sait qui a largué les bombes en premier. Au moment précédent l’explosion de 2077, les quatre grandes puissances mondiales – l’U.R.S.S., le commonwealth Européen, une Chine Mao-esque et les États-Unis – sont en guerre; il y a une pénurie mondiale de pétrole. La mentalité « think bigger » plutôt que « think smaller » de notre monde s’avère avoir ultimement échoué et les mesures de guerres laissent place à des pratiques extrêmes. Le gouvernement américain,  après l’occupation chinoise de l’Alaska se penche vers des pratiques violentes comme l’annexion du Canada et le développement d’armes biologiques.

Limit 115 est un virus développé par un laboratoire de recherche West Tek, employé par le gouvernement États-Uniens. Son but : stériliser l’hôte. Dans ce cas, les Chinois. Avant sa réalisation, des agents chinois s’en empare et l’expose au grand public américain. Les immigrants mexicains sont blâmés d’avoir importé ce virus mortel qui cause une hémorragie externe massive avant la mort inévitable. Une quarantaine nationale est mise en place, et c’est en cherchant à neutraliser ce virus que ce même laboratoire découvre le Forced Evolutionnary Virus (F.E.V.). Certains d’entres vous reconnaitrez ce virus comme étant l’outil de création des Super-Mutants, omni-présents dans tous les jeux Fallout, mais sachez qu’à la base, on voulait créer un vaccin qui immuniserait à toutes armes biologiques utilisées contre la population américaine. La mutation physique et neurologique était un effet secondaire, et cette mutation est devenue le principal intérêt afin de créer un super soldat.

The Master, le premier super-mutant

The Master, le premier super-mutant.

Le gouvernement américain n’a pas créé les super-mutants. Ceux-ci sont le résultat des efforts d’un certain Docteur Richard Moreau (certains d’entre vous le connaisse peut-être mieux sous le nom « The Master ») qui, après l’hiver nucléaire, voulait que la race humaine évolue pour prospérer dans un environnement irradié et dénudé. Après avoir voyagé dans la base militaire où les expériences sur sujets humains étaient conduites, il tombe dans un bassin du F.E.V. et y reste jusqu’à devenir un organisme muté, tordu et hyper-intelligent. Le premier Super Mutant.

Cet univers c’est Fallout, et après la sortie du dernier jeu, il est important de faire distinction. Les développeurs de Bethesda ne savent pas écrire, mais ils savent faire un jeu l’fun en mautadine. Le chef-d’œuvre créatif décrit plus haut est en développement depuis 1997 et il s’est terminé (normalement) avec Fallout New Vegas. Un jeu Bethesda, ça n’avance pas l’histoire, ça la maintient. Le Fallout 4 est sans doute un bon jeu. Surprenant, drôle et intéressant à force d’explorer et de chercher, c’est typiquement Bethesda, mais ça me donne quand même un peu mal au cœur d’y jouer.

Pour plus d’information, vous pouvez lire The Fallout Bible ou me rejoindre à cete addresse : anne.cameron, polymtl.ca. Par exemple si vous voulez savoir pourquoi Harold était le sauveur du nouveau monde avant que Bethesda l’ait achevé, je suis toute à vous.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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