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J’ai testé la méditation pour vous!

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Atelier de groupe Pleine conscience, donné sur les campus de l’Université de Montréal Photo © cscp.umontreal.ca

Tout le monde parle de la méditation, est-ce si bénéfique?

Par Ke Yuan Zhang, Coordonnatrice au développement durable de Polytechnique

Née dans la culture chinoise et son influence bouddhiste, je n’avais pourtant jamais été intéressée de près ou de loin par la méditation. Avec son aspect religieux, j’étais réticente à l’idée qu’une telle pratique ait un réel impact sur ma vie. Malgré tout, suite à plusieurs recommandations provenant de sources fiables telles que 9gag et Buzzfeed, je me suis finalement lancée dans la méditation en espérant que celle-ci m’empêcherait de virer folle avec Poly.

Je me suis donc inscrite à l’atelier Pleine conscience, offert à l’école par la campagne de financement de Bell Canada, donné par le psychologue du SEP. Dès le premier atelier, on apprend que la méditation est tout simplement une méthode visant à libérer l’esprit de toute pensée. Elle n’a rien de divin, comme Bouddha et sa révélation spirituelle… Bref, une simple méthode qui nous aide supposément à combattre le stress, à régulariser les humeurs, à améliorer la concentration, etc. La pleine conscience est une forme de méditation parmi tant d’autres qui, via une prise de conscience, une observation du soi intense, permet de gagner la tranquillité d’esprit. À chaque séance, guidée par la voix apaisante des animateurs, j’étais invitée à scruter ma propre respiration. De comment l’oxygène chatouille lentement les parois de mes narines, à comment mes poumons se remplissent au point de me faire porter un soutien-gorge 34 D, pour finir, par être tranquillement craché hors de mon corps. L’expérience est banale, mais cela faisait longtemps que je n’avais pas été autant concentrée sur une chose aussi simple et vitale que la respiration.

Suite aux ateliers, j’ai gardé la pratique de me concentrer sur des tâches simples afin d’exercer ma concentration. Tel un muscle, le cerveau peut se renforcer via la méditation. On devient de plus en plus à l’aise et conscient de ce qu’on ressent et ce qu’on pense. Je ne saurais vous quantifier les bénéfices, mais j’ai personnellement l’impression d’être plus productive dans ma vie quotidienne, que ce soit pour l’école, ma vie personnelle ou pour ma vie d’implication. En étant calme, on priorise mieux, on se laisse moins tenter par nos petits plaisirs coupables. Que ce soit l’effet placebo ou pas, l’expérience est agréable, le résultat est profitable, à essayer!

Pour plus détails quant à l’atelier, visitez le site Web :
http://cscp.umontreal.ca/groupesdesoutien/pleine_conscience.htm ou passez au SEP. Sinon, passez me voir au bureau de l’AEP 🙂




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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