Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

« Real Steel » dépassé, place au foot-borg!

Aperçu article « Real Steel » dépassé, place au foot-borg!
Cliquer pour agrandir
 (lien ouvrant dans une nouvelle fenêtre)
Des cyborgs plutôt à plat en défense. Photo © PolyPhoto

L’exposition universelle de Milan à peine terminée, se tenait déjà la nouvelle conférence de robotique appliquée qui se tenait au stade de l’université de Montréal ce samedi 31 octobre. Bien qu’Apple prévoyait la présentation de son nouvel iPhone holographique sur pattes qui vous suit partout comme un chien, les 3790 spectateurs présents ce jour-là était venu assister à la présentation des nouveaux athlètes cyborgs de l’Université de Montréal et de Concordia, toutes deux espérant y gagner une place pour la demi-finale provinciale du concours québécois de robotique appliquée organisé par la société RSEQ.

Des cyborgs plutôt à plat en défense. Photo © PolyPhoto

Des cyborgs plutôt à plat en défense. Photo © PolyPhoto

Le temps était certes chaud pour cette fin d’octobre néanmoins il n’en pas fallu plus pour assommer l’assemblée de zombies – habituellement déchainée à l’annonce d’une quelconque nouveauté – venue assister à cette rencontre entre les deux équipes. Ces deux universités, au coude à coude dans la compétition, avaient alors décidé de régler cela en face à face dans un match de football. Le match s’annonçait sanglant bien que les bookmakers pariaient déjà gros sur la victoire des Carabins.

Première mi-temps

Les cyborgs de Montréal, tout en fer forgé, et affectueusement surnommés par les étudiants du campus « les Bleus » en raison de la couleur de leur armure, ont éprouvé une entrée de match difficile, suite à l’interception à 14:38 du n°3 des Stingers, V1-100 Séguin, beaucoup plus rapide que son homologue de Concordia. Coup dur pour les Bleus? Pas si sûr, car les armures en fer des Bleus sont beaucoup plus résistantes que l’aluminium de leurs adversaires, comme a pu en faire les frais le n°87 des Stingers K-YLe Santana a 11:32 lorsque la balle lui a échappé des bras suite à un contre puissant des Bleus qui l’a fait s’envoler. Dès lors, la stratégie des Bleus s’est révélée beaucoup plus claire : passes sur les extérieurs, course du tank Si-On Erlington (n°1) au centre et bottés de dégagement directement en touche afin de ne pas épuiser les mécaniques dans des corps à corps trop rapprochés. Stratégie payante au final, car le quart arrière des Stingers Tr1-tOn Miller (n°13), « classé au premier rang québécois des verges gagnées (2104) et des passes de touché (18) » (comme quoi on peut porter le numéro 13 et ne pas porter la poisse) n’a rien pu faire pour emmener son attaque vers la zone de touché : score de 2 à 0 à la fin du premier quart suite à un touché de sûreté des Stingers. À noter tout de même la prestation de G-OuiLô-me Paquet (n°11) qui a littéralement mis le paquet (bah quoi? Une petite blague facile ça ne fait jamais de mal!) pour garder la balle et avancer à chaque occasion qu’il avait.

L’entrée au second quart aura quant à elle été explosive : plaqué de Tr1-tOn Miller et balle échappée recouverte par les Bleus à 14:44 menant à un touché de FiL-Yp Enchill (n°5) à 13:18 du bout du ballon suite à une passe de 15 verges. Il faut bien ça pour réveiller la foule endormie dans ses excès de la veille, mais pas les Stingers qui demeurent aussi imprécis dans leurs actions face à cette marque de 9 à 0, à tel point qu’ils perdront deux membres dans ce quart en raison d’un défaut de graissage pour l’un et d’un défaut de vérin pour le second. La seule action positive notable de l’attaque pour tenter de rétrécir l’écart aura été une passe de 60 verges sur GilBe-RT-Khnorren Jahlani (n°11) (« oh shit! », s’écrie-t-on même derrière moi) qui sera finalement gâchée par R1P-El Jean-Guy (n°1) qui alors, qu’il a le champ pour rusher, laisse échapper la balle sans aucune raison (oui oui tu peux te prendre la tête entre les mains et pleurer ton fluide hydraulique).

Finalement, cette demie se termine sur le score de 12 à 3 en faveurs des Bleus qui auront démontré beaucoup plus d’expérience et de self-control. Qu’en sera-t-il après le retour au garage ?

 Deuxième mi-temps

À peine la poussière soulevée par les pas des cyborgs fut-elle retombée que la seconde mi-temps démarra tambour battant, au son de Welcome to the Jungle de Guns N’ Roses, pour les Stingers : premier touché du match pour ces derniers à 6:24 grâce à un gros jeu de la défense qui a réussi à stopper l’attaque des Bleus puis à une progression solide bien que peu convaincante vers la zone de touché. En effet, Tr1-tOn Miller (n°13), s’est une nouvelle fois fait plaquer, mais il aura tout de même amené son attaque sur la ligne des 3 pour effectuer une passe décisive menant la marque à 12-10. Malgré le téléchargement d’un nouvel algorithme de défense pour les Bleus, ces derniers laissent trop d’ouverture en défense tout en ayant un jeu trop physique. Dès lors, l’autoroute s’ouvre pour les Stingers qui déroulent leurs jeux de passes conduisant ainsi à un touché de BR-IgGS Cody (n°18) sur une passe de plus de 20 verges, refroidissant ainsi la foule tout autant que l’ardeur des Bleus et amenant la marque à 12-17 suite à une transformation. Malgré l’envolée pédestre de plus de 60 verges de Gab-R-Iel Cousineau (n°4) grâce au jeu de sa ligne offensive, la marque restera de 12 à 17 à l’entame du quatrième quart décisif.

Qu’à cela ne tienne, nouveau départ rime avec nouveau placement (bon d’accord pas vraiment, mais je ne trouve pas mieux) : 14:50 et placement aux 16 verges réussi d’entrée amenant ainsi la marque à 15-17. Une autre tentative de placement viendra tenter de réduire l’écart à 7:54, mais le ballon passera finalement à 15 cm du poteau gauche malgré l’absence de vent. 16-17 néanmoins. Il faudra finalement attendre 2:33 et avoir subi une interception de Ruf-Nerd Trevor à 5:14 avec un rush de 60 verges heureusement annulé pour cause d’infraction qui aura secoué les servocommandes des Bleus pour voir le premier essai des Carabins grâce au tank Si-On Erlington (n°1) avec une course de 5 verges sur la troisième tentative. Pas de conversion réussie, mais une marque de 22-17 quand même.

Au final, le gros boulot de la défense et notamment de J-SeB Bélisle (n°9) qui de par sa couverture serrée rabat deux des trois passes des Stingers laissera là la marque.

En conclusion, nos chers cyborgs shootés au Tonic et au banc de musculation, auront une fois de plus prouvés qu’ils ont de l’expérience et qu’ils savent gérer des situations difficiles, néanmoins nombre de supporters comme moi-même aimeraient voir plus de constance dans le jeu afin d’éviter des erreurs aussi pénalisantes que celles du troisième quart. Espérons qu’ils entendront mon appel, car bien qu’ils viennent de battre « l’une des meilleures attaques au Québec, celles des Stingers de Concordia » (Jonathan Boissonneault-Glaou), la route vers le titre provincial est encore ardue et devra faire face au mur défensif de Sherbrooke, l’une des deux seules équipes à avoir battus les Bleus cette saison à l’extérieur. Rendez-vous donc demain samedi 7 novembre pour la demi-finale au CEPSUM à 14 h.

Plutôt bien fait le cyborg narguant non? Photo © PolyPhoto

Plutôt bien fait le cyborg narguant non? Photo © PolyPhoto




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.