Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Playlist pour voyage intergalactique

Nous sommes en 2095. Poly est rendue riche grâce à la découverte dans ses labos de structure d’une solution magique pour réparer les escaliers roulants qui a révolutionné le monde.

Avec autant d’argent, la direction a évidemment décidé d’augmenter les budgets des sociétés techniques, ce qui a permis, entre autre, à Oronos de créer la première fusée spatiale étudiante embarquée de l’histoire. Et bien sûr, futés comme vous êtes, vous avez trouvé l’indice du Pub dans le Polyscope et gagné non pas un pichet, mais une place à bord de cette fusée. Toutes précautions prises et une cargaison de bouffe Aramark déshydratée chargée dans la fusée pour ne surtout pas oublier votre patrie, vous vous demandez maintenant quoi vous mettre dans les oreilles entre la Terre et Kepler-452-b (Oronos a vraiment reçu un gros budget). Voici de quoi vous inspirer.

Sortie de l’atmosphère : Ça va, le décollage est réussi, mais petit stress quand le VP Aérodynamisme te chuchote qu’il a peut-être fait une erreur de signe dans un calcul. Ça va bien aller, ils savent ce qu’ils font (surement)… écoute Default de Django Django, calle toi comme il faut dans ton siège et relaxe. Après tout, c’est le début d’une grande aventure, aussi bien s’inspirer avec un peu de pop psychédélique! Non? Oui.

L’espace… vous y êtes! Devant vous, l’infini, le noir sidéral de l’espace. Derrière, une … une boule disco? Bon, le VP Interne a ajouté ça sur les plans on dirait, tant mieux! Quoi de mieux que Harder, Better, Faster, Stronger des célèbres Daft Punk pour mettre l’ambiance? Rien, absolument rien, je sais. Les classiques resteront les classiques. Le voyage va bon train, et vous vous habituez tant bien que mal au confort des sièges qui doivent venir du même endroit que les banquettes de la vitrine quand…

Ok gang, on a un problème, on va devoir passer droit dans un champ d’astéroïdes. Pas le temps de contourner, faut le traverser. D’un geste de bras, un gars déguisé en Darth Vader vous dit de gagner votre poste : le canon à photons. Vos écouteurs bien en place sur vos oreilles et Dan Dan de Misteur Valaire qui joue dedans, vous êtes prêt. Les montées dramatiques et le petit côté épic de ce hit du groupe électro québécois vous donneront la piqure de l’aventure pendant que vous atomisez les astéroïdes à grands coups de laser! Tel Chewbacca dans le Millenium Falcon, vous lâchez un « Rrrrrghhhhhhhh! » sonore, mais un gars poilu dans un coin vous ramène sèchement à la réalité, vous rappelant que ce personnage est déjà pris. Mais bon, ça va, plus aucun astéroïde en vue, la menace est écartée.

Dépassé Neptune, caché dans son ombre, vous voyez une lumière qui flash en changeant de couleur… quocé ça?! En vous approchant, vous réalisez que c’est un club, avec un dancefloor en feu et plein de petits E.T. qui dansent le boogie le plus endiablé que vous n’ayez jamais vu. En bon Polytechnicien que vous êtes, vous ne pouvez pas résister à la vue d’un bon party et vous vous joignez à eux, sur l’air de Delorean Dynamite de Todd Terje. Les inspirations de Daft Punk punchées et la progression rapide de la mélodie vous emportent rapidement et vous passez la meilleure soirée de votre vie (en fait, personne ne sait si c’est vraiment le soir, au milieu de l’espace c’est dur à dire). Vous manquez finalement d’énergie et devez abdiquer à la dernière seconde de Happy du groupe de DJs français C2C…

Quelques jours plus tard, remis ou presque du party avec les E.T., vous vous réveillez à la douce odeur du bacon, avant de vous rendre compte que c’est juste le parfum d’un gars de méca un peu trop dedans. La mission continue, et après avoir quitté notre système solaire et être entré en « warp speed » (ok, Poly avait de l’argent à gaspiller) vous êtes maintenant à quelques centaines d’années lumières de la Terre. Petit arrêt dans une station service spatiale pour se réapprovisionner (on s’écoeure de la bouffe Aramark), vous rencontrez un raton laveur qui parle et un homme arbre. Après une brève conversation sur la meilleure saveur de chips entre crème sur et oignon et limaces de Tatooine, vous êtes déjà repartis pour les confins de l’univers avec sur vos oreilles Escape (The Pina Colada Song) de Rupert Holmes pour un peu de « chilling » cosmique.

Les heures passent, et tout d’un coup, le gars poilu (qui, visiblement, est pilote) annonce qu’on va à nouveau entrer en warp speed. C’est le moment pour Piste 1 de Galaxie, la « base » à fond et le volume au max. Jamais voyager à plusieurs fois la vitesse de la lumière n’aura été aussi cool, je vous le garantie.

Et enfin vous la voyez, Kepler-452b, la terre d’accueil qui a motivé votre quête depuis le début, le terreau fertile qui sauvera l’humanité.  Mais contre tout vraisemblance, vous arrivez en même temps qu’un vaisseau alien qui n’a pas tout à fait l’air de vouloir prendre de vos nouvelles autour d’un bon café. À peine vous ont-ils annoncé leur nom, les Klingons,  que déjà la bataille est commencée, les lasers verts et rouges fusent de toute part. D’un bond, vous vous précipitez vers une capsule de combat (Oronos a peut-être pris tout le budget finalement) et vous ouvrez le feu. Et vu que tout le monde a déjà joué à Space Invaders, vous savez parfaitement comment dézinguer un maximum d’aliens hostiles. La bataille dure longtemps, et plusieurs de vos compatriotes tombent au combat (pas grave, ils vont re-spawner au QG)  mais vous finissez par triompher de vos assaillants. Quelle épique musique vous accompagnait pendant tout ce temps? The Cell de C2C, bien sûr.

C’est maintenant la fin de votre voyage intergalactique, et comme toute bonne aventure, elle se termine avec une bonne bière et de la bonne musique. Assis autour d’une table, vous écoutez Kangaroo Court de Capital Cities, aux côtés de vos compagnons, terriens ou non, pendant que le générique commence à défiler.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.