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Chère Poly, tu sais que ça existe l’implication?

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Ces visages extatiques ne sont-ils pas la preuve que l’implication est bénéfique pour la santé (et l’image de son École)? Photo © PolyPhoto

Quand on consulte la Page Facebook de Polytechnique Montréal, on pourrait croire que ses étudiants n’ont aucune activité créative en dehors de l’ingénierie. Qu’est-ce que le service des comm’ fait de la bonne quarantaine de comités qui anime la vie étudiante, qui serait sans ça ô combien morne?

Polytechnique se targue d’être l’une des meilleures universités d’ingénierie du Canada, elle promeut la compétence de son personnel, l’excellence de ses étudiants, la force de sa recherche, la performance de ses initiatives techniques étudiantes, mais elle semble oublier que ses étudiants savent aussi être créatifs.

Et par « créatif », je veux parler de tout ce qui est hors ingénierie.
Car oui, on peut être créatif lors d’un stage, dans une Société technique ou pour un projet intégrateur, et c’est même la qualité principale d’un ingénieur que d’être créatif et de trouver des solutions nouvelles.

Mais qu’en est-il des activités que l’on pourrait qualifier d’« artistiques »?
Oui, nous avons à Poly des futurs ingénieurs qui font de la musique, qui écrivent, qui chantent, qui organisent des spectacles, des pièces de théâtre, des sorties, des partys…
Alors, pourquoi ne pas en parler? Pourquoi passer ce pan si conséquent de la vie à Poly sous silence?
Quand on consulte la Page Facebook de Polytechnique Montréal, aucun mot sur les comités étudiants de l’AEP. On peut toutefois souligner le travail soutenu et intéressant fait par les gestionnaires de communauté, la Page Polymtl est une Page pertinente à suivre, tant sur le plan institutionnel que scientifique. Mais ô grands dieux qu’elle manque de vie étudiante!
Dans la dernière année, ce sont quelques 117 publications qui ont vu le jour, parmi elles, 46 peuvent être qualifiées d’« institutionnelles » (nouvelles sur l’administration et les professeurs, visite dans les écoles secondaires et les cégeps, journées portes ouvertes et visites guidées, etc.), 31 d’académiques (cours, services du SEP, échanges étudiants, stages, journées carrières, etc.) et 12 concernent des nouvelles scientifiques ou des conférences données à Poly.
Sur les publications restantes, 12 concernent les cycles supérieurs ou la recherche à Poly et 5 parlent des exploits des Sociétés techniques… rien sur la vie étudiante au baccalauréat, à part la journée d’accueil des étudiants (évidemment, aucune mention du PINEP, de l’AEP ou de Poly-Party…) et la belle performance de Poly aux Jeux de Génie l’hiver dernier, ce qui donne une bonne idée de l’image que veut se donner notre chère École.
L’année 2014 était encore pire : 45 publications institutionnelles, 9 académiques, 4 sur la recherche et 11 sur les Sociétés techniques.
Il faut remonter au 29 novembre 2013 pour voir Poly promouvoir une activité étudiante, le Pub Movember en l’occurrence, puisque des professeurs y participaient…
Pas un mot sur les pièces de théâtre de Poly-Théâtre, pas un mot sur la semaine internationale de Polycultures, pas un mot sur les actions vertes de PolySphère, pas un mot sur les tournois de PolySports, pas un mot sur les conférences des comités à l’éducation, pas un mot sur les projets du CIPO, pas un mot sur l’un des nombreux partys de PoPa. Qu’est-ce qu’il y a? C’est pas assez clean et intellectuel pour l’image de Poly?

Ces heureux impliqués n’ont-ils pas la truffe humide et le poil soyeux? Photo © PolyPhoto

Ces heureux impliqués n’ont-ils pas la truffe humide et le poil soyeux? Photo © PolyPhoto

Je suis tout à fait d’accord que les Sociétés techniques méritent autant de place dans la communication de Poly, ce sont des projets passionnants qui permettent de mettre en pratique la théorie que l’on voit en classe, et entre nous, ça parait bien en photo sur un dépliant de notre très chère institution.
Il y a cependant tellement plus que les sciences dans la vie. La richesse d’un ingénieur se crée par son intérêt pour différentes disciplines. Une échappatoire artistique fait toujours du bien entre deux cours.
Et cette implication dans des domaines non-scientifiques est la preuve que l’on n’est pas juste des « ingnégneurs », que l’on est bien plus que ça.

Bien sûr, on pourra me dire que c’est le rôle de la Page de l’AEP de faire la promotion de ses comités, ce qu’elle fait bien, mais il y en a marre. L’implication étudiante ne se résume pas à gagner des compétitions avec sa Société technique, et Poly se doit de le souligner dans sa promotion.

Facebook, la vitrine virtuelle de Poly vide de vie.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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