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Roman policier et… ingénierie!

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L’auteure et son livre. Photo © Florence Morin

Qui aurait pensé qu’il est possible d’écrire un roman en même temps qu’on fait un bac en génie? Je dois l’avouer, ce n’était pas facile, mais je l’ai fait. Passionnée d’enquêtes, j’ai opté pour le roman policier, non sans lui apporter sa touche de science : il me fallait parler d’énergies, de monopoles et de politique.

Par Florence Morin

En tant qu’ingénieurs, je crois qu’il est de notre responsabilité parler de science et de soulever des débats dans les autres sphères de notre vie. Ayant un certain talent pour raconter des histoires, j’ai considéré que je devais amener un second niveau à mon écriture en discutant de thèmes qui touchent la société.

Machine et machinations introduit la légende de la machine à énergie libre (ou à rotation perpétuelle) inventée par Nikola Tesla. Cet appareil fictif permettrait de générer de l’énergie électrique à l’infini et presque gratuitement. Malheureusement dans ce récit, même avec une alternative aux hydrocarbures, la transition énergétique échoue à cause des magouilles de chacune des parties impliquées.

L’enjeu de la consommation des ressources non renouvelables est primordial, selon moi. Nous avons beau savoir qu’une économie de croissance infinie n’est pas viable (parce que la Terre, elle, est finie), on continue au même rythme. On échoue année après année à atteindre les objectifs de réduction de GES pris par le gouvernement, on s’enfouit la tête dans le sable (bitumineux) en espérant qu’on mourra avant que la crise soit inévitable. Il faut dire qu’il n’y a pas que les citoyens qui sont responsables. J’estime que les gouvernements et les corporations cherchent leur profit sans avoir de vision à long terme; en utilisant leur pouvoir tentaculaire, ils contrôlent les marchés et influencent l’adoption ou le rejet de nouvelles technologies qui pourraient être bienfaitrices pour l’humanité.

Dans Machine et machinations, je mets simplement ces faits en reliefs, sans dénoncer quelque chose précisément ni pointer un coupable du doigt. J’espère surtout faire réfléchir les lecteurs à travers un brin de divertissement.

Si vous voulez discuter plus amplement avec moi, soyez les bienvenus au lancement le 9 octobre de 18h à 20h au bar les Pas Sages.

Machine et machinations sera disponible à la Coopoly.

 

Resumé du livre :

Le mystère entourant le meurtre brutal d’une journaliste scientifique, commandé par les dirigeants d’une pétrolière, n’a pas fini de donner des maux de tête au sergent-détective Martin Black. Pris dans une toile tissée par les intérêts de chacun, il rencontre toute une gamme de personnages : une jeune femme menant sa propre enquête; une organisation d’écologistes extrémistes; un groupe mafieux engagé pour réaliser un coup d’éclat et, finalement, un scientifique cachant une découverte extrêmement importante : un prototype fonctionnel de la machine à énergie libre, imaginée jadis par Nikola Tesla.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.
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