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Konami ne porte qu’à moitié bien son nom

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La stratégie semble tout de même assez claire. Photo © gamespot

Divers évènements ces derniers mois au sein de Konami ont mené les joueurs à penser que la firme n’était plus leur amie, mais qu’elle restait néanmoins conne. (Konami / Conne amie, VOUS L’AVEZ?)

Par Florentin Burgeat

Afin d’aider nos amis néophytes qui ne connaîtraient pas l’entreprise, Konami est un éditeur japonais de beaucoup de choses! Du moins au Japon… Ils ont développé leur secteur dans les machines de fitness, les pachinko (des machines à sous japonaises), les cartes à jouer (qui ne se souvient pas des cartes Yu-Gi-Oh!?). Mais ils sont plus connus des joueurs pour l’édition de jeux AAA comme PES, Metal Gear Solid, Castlevania, Silent Hill et quelques autres.

 

Hideo et des bas

Mais cette année, de grands changements ont eu lieu au sein de la firme… Cela commence mi-mars alors qu’Hideo Kojima, grand producteur/game designer/tout de la scène vidéo-ludique et plus particulièrement des MGS se voit « démissionné » de l’entreprise, alors que son prochain Metal Gear Solid: The Phantom Pain n’était pas encore sorti, et que Silent Hills, le jeu d’épouvante psychologique en collaboration avec Guillermo del Toro (réalisateur et scénariste sur Le labyrinthe de Pan) et Norman Reedus (Daryl dans The Walking Dead), était annoncé au dernier E3.

Le premier n’eut heureusement pas de problème à sortir, et est considéré par beaucoup comme l’un des jeux de l’année 2015, bien que le nom du créateur fût retiré des visuels du jeu. Cependant le second, ne connut pas le même destin…

Une compagnie un peu PT

Lors du dernier E3, évènement majeur de l’industrie où les éditeurs se suivent dans des conférences remplies de hype pour présenter leurs prochains jeux au public, Konami avait présenté P.T, un jeu d’horreur à la première personne que tout le monde pensait être une nouvelle licence. La démo était téléchargeable et jouable sur toutes les PS4 au moment de l’annonce. Les joueurs se sont alors mis à essayer de terminer cette démo consistant à sortir d’un appartement qui boucle en t’envoyant des jumpscares en pleine face.

 

Vrai casse-tête, il n’en fallut cependant pas plus de quelques heures pour que quelqu’un de « l’Internet » réussisse à le finir, dévoilant ainsi que les initiales P.T signifiaient Playable Teaser pour le prochain jeu de Kojima : Silent Hills. Tous les joueurs étaient incroyablement excités par cette campagne de com’ et les noms annoncés sur la réalisation du titre, cités plus haut.

 

Mais avec le renvoi de Kojima, SH se retrouve simplement annulé mi-avril.

La firme ne frime plus

À partir de ce moment, la chute libre est totale :

En août, des salariés de Konami rapportent aux médias japonais les conditions de travail qu’ils subissent : les employés sont ultra-surveillés avec des caméras de surveillance; leur repas sont chronométrés et s’ils prennent trop de temps, des sanctions sont appliquées; ceux qui sont considérés comme temporairement « inutiles » sont envoyés nettoyer la salle de sport ou faire le vigile à l’entrée des bureaux; leurs ordinateurs n’ont pas accès à internet; et j’en passe…

 

En septembre, Konami annonce qu’ils vont arrêter de produire des jeux pour consoles et PC à part PES, et vont se concentrer sur les jeux mobiles, mais s’autorise la possibilité de réutiliser leurs titres forts pour en faire des jeux mobiles. Vous me laisserez douter de la qualité de ces titres. On aura sûrement le droit à des portages, des jeux à l’économie douteuse et très peu ambitieux comme on en voit déjà pleins. Mais qui sait?




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.