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Roger Waters reconstruit The Wall

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Image du trailer officiel © capture d’écran Youtube

Plus de 30 ans après la sortie de l’album mythique, Roger Waters redonne vie à The Wall avec son film docu/live, diffusé autour du monde le mardi 29 septembre. C’était l’occasion d’y jeter un œil pour tous ceux qui n’ont pas pu s’offrir une place lors de sa tournée.

On trouve toutes les opinions possibles sur Roger Waters dans la nature, allant jusqu’au démon mégalomane qui a détruit Pink Floyd. Bien que ça m’arrache le cœur de parler de lui en bien, vous ne trouverez aucune remarque négative dans cet article; mis à part le fait que ressortir un album d’il y a 35 ans pour créer de nouvelles rentes sans trop se forcer, c’est pas très propre.

Le film s’ouvre sur un discours de Liam Neeson, expliquant en quoi The Wall a changé sa vie, et en quoi il a aimé le show The Wall de 2013 autant que celui de 1980. À ce moment, on peut se permettre de penser que c’est un concert de papys, pour papys. Et bien détrompez-vous les enfants : la salle était bondée de jeunes comme de plus vieux. Le public du concert était lui aussi constitué de toutes les tranches d’âges. Et que c’est bon de voir des jeunes danser, chanter et pleurer The Wall ! C’est bien la preuve que si Pink Floyd incarne une génération de combat et de lutte, ses messages ne sont en rien dépassés. Et on ne peut pas nier que Waters a habilement actualisé The Wall tout en restant extrêmement fidèle à l’original.

Le film est un mélange d’images de concerts live, entrecoupées de séquences plus personnelles. On y voit Waters aller en Italie sur la tombe de son père, victime de la Seconde Guerre mondiale en 44. Même si ces images sont évidemment mises en scènes, un peu de sentimentalisme mielleux n’a jamais tué personne. Et puis ça permet de s’attacher un peu au bonhomme.

Mais le plus impressionnant est la mise en scène du spectacle, construite autour de l’histoire racontée par la musique, et qui repose sur la construction progressive d’un mur géant. L’interprétation des musiques est par ailleurs excellente, même sans le groupe d’origine. Waters a su s’entourer de musiciens talentueux, et donne vie à son spectacle. Les séquences documentaires sont extrêmement bien réalisées, et certains plans sont vraiment beaux. Même si c’est parfois frustrant de se faire couper le fil du show par une image de Waters conduisant sa voiture dans les Alpes ou picolant dans un bar vide, ça reste assez plaisant et ça donne autre chose à manger que le concert en lui-même. La fin du film montre Roger Waters et Nick Masson discuter en répondant à des questions de fans autour d’un verre de vin. On y rigole bien, et c’est plaisant de voir que l’amitié du groupe n’a pas été totalement détruite.

Que vous aimiez ou non l’univers Pink Floyd, le film ne vous laissera pas indifférent, car The Wall parle à tout le monde. Nous sommes tous des Pink avec nos propres murs à détruire (oui, c’est beau), et on ressort du film plein d’envie de vivre (et d’écouter Pink Floyd en boucle, aussi). Si vous avez raté le film, il y a encore quelques projections dans certaines salles, ou la version home video qui sortira le 1er décembre.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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