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La relâche, c’est pour les faibles

[NDLR: Le Polyscope ne cautionne cet article, parce que franchement, hein.] La mi-session arrive à grands pas. Cela signifie également l’arrivée des intras et, sur une note plus positive, de la semaine de relâche, attendue avec impatience par la majorité étudiante. Position plutôt controversée à ce sujet cette semaine : il serait mieux pour les étudiants d’éliminer cette semaine de relâche.

Notre fameuse semaine de congé sans cours a deux significations par les protagonistes majeurs de la situation.

Pour les étudiants, il s’agit d’une semaine de relâche, car elle est utilisée pour se relâcher, se détacher de l’école et prendre du repos. Pour les professeurs, il s’agit plutôt d’une semaine de lecture, et donc d’une période où les étudiants peuvent, et doivent, étudier leurs examens à venir, faire des devoirs et avancer leurs travaux. Ces professeurs bâtissent donc leur cursus en considérant cette idée. Ainsi, les étudiants ne voulant pas perdre leur congé se retrouvent à procrastiner, à prendre du retard et à étudier à la dernière minute suite à leur relâche. Ainsi, le désaccord entre professeurs et étudiants quant à ce que cette semaine de congé représente porte directement atteinte à l’apprentissage de bonnes habitudes à prendre et à inculquer.

 

Le simple fait de couper pour une longue période notre calendrier semestriel vient briser le fil conducteur à plusieurs d’entre nous.

En effet, nombre sont ceux qui voient dans la session une pré-relâche et une post-relâche, au lieu de voir l’unicité du cours tel qu’il le faudrait. Suite à ce fait, on remarque alors une tendance à oublier tout ce qui se trouve dans la période pré-relâche lorsque celle-ci se termine, alors qu’il serait beaucoup plus bénéfique pour nous, futurs ingénieurs, de voir la continuité dans notre cursus scolaire, à tout le moins au sein d’un même cours.

La semaine de relâche est également nuisible à l’étudiant dans le contexte où celui-ci apprend à devenir un travailleur. Dans la vie de professionnel, un ingénieur ne peut se permettre de prendre quatre périodes de congé prolongé par année. Une période à l’été et/ou pour Noël sont généralement acceptées, mais pour le reste, aucune longue pause n’est allouée pour décrocher. Il faut par conséquent être capable de garder le focus et la volonté de travail toute l’année. Avec les semaines de relâche, on nous inculque le réflexe qu’il est possible de se « lâcher lousse » pendant l’automne et le printemps pendant une semaine complète. Pas sûr que l’employeur apprécierait si ce phénomène se produisait dans son entreprise [NDLR: Et tes 5 semaines de congés, tu les prends quand?].

 

En bref, la relâche nous prépare à perdre notre constance et notre ardeur au travail, sépare de façon nuisible nos cours en segments indépendants et nous incite à délaisser nos si importantes études à l’un des moments les plus critiques de la session.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.