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La fin de la FEUQ mais maintenant quoi ?

Par Jérôme Laviolette

 

Petit historique de la FEUQ

Depuis 2003 et jusqu’à tout récemment, l’AEP était membre de la Fédération Étudiante Universitaire du Québec (FEUQ). Sans doute avez-vous entendu parler de la FEUQ pour la première fois lors du printemps érable en 2012 alors qu’elle était présidée par Martine Desjardins. Aux côtés de la FECQ (Fédération Étudiante Collégiale du Québec) et de la CLASSE (Coalition Large de l’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante), elle avait alors défendu auprès du gouvernement le désir de ses membres d’empêcher la hausse des frais de scolarité annoncée par le gouvernement Charest.

 

Créée en 1989 suite au dégel des frais de scolarité, la FEUQ a officiellement mis fin à ses activités lors de sa 26e assemblée générale annuelle en avril dernier qui avait lieu ici même, à Polytechnique. En effet, la perte de 40 000 membres suite à la désaffiliation de nos voisins de la montagne, la FAÉCUM, a forcé le reste de ses associations membres à reconsidérer la pertinence de garder la fédération active. La désaffiliation de la FAÉCUM était alors la 5e que subissait la FEUQ en 2 ans.

 

Un été bien actif

La mort de la FEUQ laisse donc une place importante dans le paysage étudiant québécois qui ne demande qu’à être comblé par un nouveau projet d’association nationale. Aux yeux d’un gouvernement libéral dont les mots d’ordre sont rigueur budgétaire et austérité, l’absence d’une organisation forte pour défendre les intérêts des étudiants universitaires signifie que la voie est libre aux coupes et aux changements drastiques en éducation.

 

Toutefois, les associations universitaires ne sont pas dupes et depuis le printemps dernier, de nombreuses tables de discussion auxquelles a participé l’AEP ont eu lieu dans l’objectif de s’entendre sur la création d’une nouvelle association nationale. De ces rencontres, deux projets sont nés : l’Union Étudiante du Québec (UEQ) et l’Association pour une Voix Étudiante au Québec (AVEQ). Les ressources de l’AEP n’étant pas illimitées, celle-ci s’est concentrée davantage sur l’UEQ qui semblait la plus proche de ses valeurs et la plus apte à représenter ses membres auprès du gouvernement et des autres intervenants du milieu de l’éducation.

 

Qu’est-ce que l’Union Étudiante du Québec ?

L’UEQ s’est donnée comme mission de défendre les droits et intérêts de la communauté étudiante et de ses associations membres. Elle cherche à regrouper l’ensemble de la communauté étudiante universitaire et à être un acteur incontournable et pertinent sur toutes les questions d’éducation supérieure et les enjeux jeunesse. Elle a comme valeur l’équité, l’efficacité, la transparence, la collégialité et le respect de la souveraineté locale de ses associations membres.

 

Depuis le début de l’été, les associations participant au projet ont travaillé à établir la structure de l’organisation, les rôles de ses instances, le système de votation et la composition de l’exécutif. Elles se sont aussi entendues sur plusieurs positions politiques qui faisaient consensus et ont rédigé des règlements généraux concordant avec les valeurs de la future association.

 

Un référendum

Toutefois, la participation de l’AEP à ce projet ne signifie pas qu’elle deviendra automatiquement membre de cette nouvelle association lorsque celle-ci verra le jour au printemps prochain. En effet, cette décision revient à ses membres. C’est pourquoi le CA du jeudi 1er octobre dernier a voté le déclenchement d’une campagne référendaire d’affiliation à l’Union Étudiante du Québec. De plus, afin de simplifier la vie à tous les étudiants de Poly, l’AEP et l’AÉCSP, qui participe elle aussi au projet depuis le début, ont décidé de mener simultanément leurs campagnes référendaires et tenir leurs bureaux de vote en même temps. Étant deux associations distinctes, il est évident toutefois que les votes seront comptabilisés séparément.

 

Tous les étudiants sont invités à exprimer leur position sur l’avenir de la représentation de l’AEP au niveau national du 30 novembre au 3 décembre.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.