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Critique : Philippe Brach – Portraits de famine

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Philippe Brach dans son plus simple appareil. Photo © Facebook Philippe Brach

Artiste émergeant natif du Saguenay Lac-St-Jean, Philippe Brach nous revient cette année avec un deuxième album, Portraits de famine, se voulant être la suite logique de son premier.

Fort d’un premier album, La foire et l’ordre, paru en avril 2014 et Révélation 2014/2015 Radio-Canada en chanson/folk, Philippe Brach faisait paraître, il y a quelques semaines de cela, sa plus récente œuvre, Portraits de famine. Cette fois sous la direction de nul autre que Louis-Jean Cormier, le jeune auteur-compositeur-interprète s’amène une fois de plus avec un style cru et réaliste, sur une musique qui s’annonce cette fois très symphonique.

 

Des textes terre à terre…

ou presque

Philippe Brach n’est pas tout à fait le genre de personne qui a peur d’aborder des sujets délicats. Maladie, physique comme mentale, politique, guerre, amenez-en, et ça paraissant déjà sur le premier album. Sur ce nouvel opus, on garde cette même facilité de transmettre un message, mais avec plus de finesse, une touche de politesse et de maitrise. L’histoire d’un gars qui rencontre son ex-pusheuse naine à l’épicerie nous prouve que le côté absurde est toujours présent dans Héroïne, alors que Crystel et Alice nous laissent croire que l’artiste est plutôt inspiré par la gente féminine. En somme, Portraits de famine est un melting-pot mélancolique de pensées et d’histoires touchant ou non le chanteur; côté texte, ça crée de belles images!

 

Une patte musicale familière

Pas de surprise quand on apprend que c’est Louis-Jean Cormier qui aide à la production de cet album, le style du Septilien laissant clairement sa marque dans la composition. Des riffs de guitare efficaces, une douceur dans la mélodie laissant de temps à autres place à une intensité bien maitrisée, l’album fait preuve d’une belle continuité sans monotonie. L’incorporation du violon de manière très symphonique sur cet album se fait de la plus fluide des manières, ceux-ci se mariant parfaitement à la voix du chanteur. L’album complet donne une belle dualité entre douceur orchestrale et folk-rock très cru… et c’est plus qu’agréable! Encore une fois, la profondeur des chansons et le côté aérien rappellent un certain chanteur de Karkwa et les chansons à la voix uniquement comme « Bonne journée » et « Divagation parlementaire » viennent ajouter une petite touche engagée selon les opinions de l’auteur.

 

Donc?

Certains pourront reprocher à Philippe Brach de vouloir ratisser trop large avec Portraits de famine, mais au contraire, c’est à un beau 15 chansons de folie très réfléchie à laquelle on a droit, on se sent dans la tête du chanteur et c’est exactement ce qui est génial. L’effet est très réussi, d’où ma note de 8/10. J’attends déjà le prochain avec impatience!




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.