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Le café étudiant : Un îlot zen à découvrir

Deux étudiants, un but : un café étudiant 100 % polytechnicien. Ils infiltrent les cafés des départements de physique, de chimie, de médecine et de kinésiologie/E.P. et confirment rapidement qu’à poly, un café nous appartenant, ça manque.

À poly, on entend et on jase souvent de la relation haine-tolérance entretenue par notre besoin essentiel de manger et le besoin essentiel d’Aramak de s’en remplir les poches. Deux étudiants fauchés tentent de voir au-delà de la clôture métaphorique autour de polytechnique afin de savoir, une fois pour toutes, si l’herbe est vraiment plus verte de l’autre côté. On note que tous les cafés sont entretenus par des bénévoles d’associations quelconques, et qu’une fois sur deux les cafés servent aussi de local de rencontre pour ces associations. Notre sélection est faite purement selon leur proximité de polytechnique.

 

L’intermed

De l’entrée U1 à la cafétéria du pavillon X de l’UdeM, on trouve les pancartes de l’Intermed nous dirigeant au sous-sol. Suivant le chemin de la douce odeur du café, nous trouvons immédiatement les portes de l’Intermed. Une fois rentrés, les lumières tamisées et les multiples couleurs foncées calment le mal de tête trop dorloté par les néons de poly. Les tables sont abondantes et elles sont divisées en plusieurs sections : sofas, tables à étude, tables à manger, banquettes. Il y a même une section avec une table à baby-foot entourée de bars.

Au menu : les sandwichs signés Coalicafe, en plus de repas chauds comme les « burritos » et le paté-chinois, d’un frigo rempli de salades et de collations plus santé, sans oublier la grande sélection d’excellentes pâtisseries. Pour vrai. Leurs danoises m’ont mis les larmes aux yeux.

Le prix moyen du sandwich est de 5 $ et c’est 4 $ pour le burrito. Côté caféine, leur café filtre entre 0,75 $ et 1 $ est plutôt faiblard, mais ils se rattrapent par la variété. Par exemple il y a possibilité d’acheter des capsules Nespresso, soit à 1 $ la capsule, soit 6 pour 5 $. On y trouve grille-pain, plaques à paninis et fours micro-ondes.

Une banquette est réservée aux C.A.S.I.ens, qui ont créé et entretiennent à ce jour l’Intermed, afin de financer les voyages du Comité d’Action Sociale Internationale. Sur le mur du fond, on aperçoit les stages internationaux des étudiants du département. Leurs sourires faciles, l’ambiance amicale et respectueuse du café rendent le départ difficile.

 

Café In

Situé au 7ème étage du Pavillon Roger-Gaudry, au dessus de La Planck, on trouve le café du département Chimie. C’est également le café qui leur sert de local associatif. On peut enfin se reposer après ces escaliers interminables ! (Même si on a pris l’ascenseur, ok, mais l’idée est là)

Dès qu’on entre, on trouve l’ambiance qui y règne très calme et agréable, tout est assez ordonné. Ça contraste pas mal avec le petit local de physique en dessous ! Et le tout est décoré avec des affiches de concours de chimie dans leurs jolis cadres.

Les serveurs sont des étudiants bénévoles très agréables et sympa. Niveau sandwichs et autre nourriture, le choix est sensiblement le même que dans les autres cafés, mais les prix sont assez bas (autour de 4,75 $ pour les sandwichs). Le café aussi est plutôt pas cher (0,75 $ le remplissage de tasse). Et puis ils servent des smoothies !

Le point positif : sa position idéale, au 7ème étage donc, en fait le café parfait pour tous ceux qui aiment monter des escaliers. Plus sérieusement, on regrette un peu qu’il ne soit pas plus visible et accessible pour ceux qui ne sont pas déjà dans le bâtiment.

C’est un endroit vraiment agréable où passer sa pause au calme. Il y a beaucoup de places assises autour des tables ou sur les banquettes, on s’y sent bien et on voudrait volontiers y passer un moment.

 

La Planck

Placée au 4ème étage du Pavillon D, La Planck est immanquable. Au bout d’un long corridor étroit et silencieux, l’immense face de Justin Trudeau nous dévisage. Nous savions tout de suite que nous avions trouvé La Planck, occupée par le département de physique, réputé comme étant généralement de gauche. Tellement de gauche qu’ils utilisent Trudeau, plutôt que Harper, comme farce.

On entre dans leur petit local bien placé, avec une unique (lire : seule) vue sur Montréal. Le local, bien qu’un peu laid, est très charmant. Sur les murs on trouve toutes sortes de pancartes. Certaines sont loufoques, d’autres intelligentes et au travers de celles-ci, on trouve les annonces de leur association étudiante. On peut s’asseoir aux tables, qui semblent prendre toute la place, ou sur des sofas plus à l’écart. Mais faites gaffe, ces derniers sont apparemment souvent pris par les étudiants des cycles supérieurs.

Au comptoir on retrouve la variété de sandwichs Coalicafé normale, à 3,25 $ le sandwich et des barres-tendres, gruaux et céréales à très petit prix. Avec la soupe à 50 cents la louche, un paquet de Dad’s à 25 cents, la shot de café à 25 cents, il y a possibilité de sauver énormément d’argent. Le café est fort, et buvable. C’est tout ce qui compte vraiment pour cette correspondante. À l’heure du midi, ils commandent deux pizzas et elles sont servies aux premiers arrivés, à 2,25 $ la pointe.

Les bas prix sont un service que l’association rend aux étudiants, ils ne visent pas le profit. Si les prix infimes ne t’avaient pas déjà convaincu, on sent qu’il y a une proximité à La Planck qui la rend unique, qui nous donne une excuse d’y retourner.

 

Café Math-Info

Après avoir nerveusement traversé l’abri-briques placés à toutes les entrées du Pavillon André-Aisenstadt (prononcé : aye-zen-shtad-the), on trouve le café du département math-info, brillamment nommé : le Café Math-Info.

Une fois entrés, on voit un grand local aéré et lumineux, rempli à craquer de petites tables et de sièges cheap. Les gentils serveurs nous apprennent que le local sert aussi pour les 5 à 7 du département. Au fond de la salle on trouve une table de baby-foot et une télé entourée des mêmes sièges cheap qu’aux tables. Les étudiants passent au café en vitesse avant ou pendant leurs cours. Le café avait ouvert la journée même où nous sommes passés et les murs étaient un peu dénudés et les tables un peu vides, mais les chaises désordonnées laissent à croire qu’un trafique a déjà passé.

Les prix sont minimes quoique pas autant qu’à La Planck. Les profits eux, ne servent qu’à entretenir le café et si possible, offrir des services aux étudiants. En plus de la sélection de sandwichs et de salades normales, ils ont des baklavas, des viennoiseries et on peut prendre un café filtre, un expresso ou des variantes, à 50 cents.

Notre expérience café a été plutôt décevante : le café était brûlé, mais nous sommes quand même passés en zone morte, pendant les cours.

 

Cafékiné

À l’autre bout du campus, dans le CEPSUM, le cafékiné est un café étudiant un peu spécial. Il ne dépend d’aucune asso étudiante mais c’est une entreprise indépendante à but non lucratif. Les prix sont donc juste assez haut pour se payer et payer les serveurs, qui sont tous des étudiants.

Un peu intrigué par le néon juste à coté des tourniquets du CEPSUM, on franchi le pas de la porte et on entre dans un café vraiment bien décoré. Une fresque sur le mur en face de l’entrée, un ballon de volley peint au sol. L’éclairage donne au tout une ambiance très chaleureuse. On s’y sent bien dès qu’on rentre. Mais l’heure du goûter approche, l’estomac gronde, il est temps de commencer le tour de la bouffe.

Il s’y vend sensiblement les mêmes sandwichs que dans les autres cafés et à des prix légèrement au dessus de la moyenne, mais il y a en plus beaucoup de choix de barres énergétiques et autres trucs sucrés. Centre sportif oblige.

Mais ce qui diffère beaucoup du reste des cafés c’est ce qui se trouve dans le frigo près de la caisse… De la bière, messieurs dames. Oui oui, de la bière ! Et à toutes heures ! (Café 18+, attention les enfants). Ça et le coin canapés en font un bon spot pour venir chiller en attendant que Jean-Claude finisse ses longueurs à la piscine. Et ils y passent régulièrement des games de hockey, à venir voir avec une bière à la main et en bonne compagnie.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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