Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Votre nouveau futur jardin secret

Aperçu article Votre nouveau futur jardin secret
Cliquer pour agrandir
 (lien ouvrant dans une nouvelle fenêtre)
Coin cultures indoor. © Unique Indoor Gardening

Qui n’a jamais rêvé de réduire son empreinte écologique sur notre pauvre petite (ou obèse, c’est selon le point de vue) planète Terre? Eh, bien, si vous répondez « Moi! » ici, vous êtes soit un extraterrestre, soit un sans-cœur. Quoi qu’il en soit, lire cet article reste pertinent : vous qui n’étiez pas, jeudi dernier, à la conférence de Mme Natachat Danis, bolée de la serriculture, vous pourrez peut-être en retirer quelque chose, comme la merveilleuse idée de vous lancer dans l’agriculture locale.

Par Justine Pepin

Porter le titre d’agriculteur (à échelle très, très réduite) est parfaitement envisageable pour n’importe quel individu doté d’une cervelle et un peu patenteux (futurs ingénieurs, sentez-vous interpellés ici). Il s’agit tout simplement de considérer les bons paramètres et, si tout se passe bien (si vous n’oubliez pas d’arroser vos cultures, par exemple), vous aurez vos salades en aussi texturées, aussi vertes et aussi comestibles (sinon plus!) qu’à l’épicerie. Premièrement, il est très pertinent de savoir utiliser sa créativité et ses mains, nous indique Mme Danis, puisque les modèles de mini-serres pris sur Internet sont fort peu fiables (NdlA : très mal foutus). En effet, selon l’exemple complémentaire à ce point, l’amie de Mme Danis aurait brûlé ses plants en pleine croissance sous la lampe qui jouait le rôle de l’astre solaire sur le machin (très mal foutu) qu’elle avait acheté à prix fort d’après son design attrayant. Conclusion : faites-le vous-même, votre coin-culture, et peut-être sera-t-il fonctionnel (ou très mal foutu; lisez la suite pour avoir des conseils et éviter cette situation).

 

(La suite 🙂 Le bâtiment agricole le plus énergivore est la serre. Ce n’est pas surprenant, puisque c’est aussi celui qui est le moins isolé pour que l’accès au soleil soit maximal, mais qui a néanmoins besoin d’être énormément chauffé à une température stable, surtout l’hiver. Pour éviter cette consommation excessive d’énergie, Mme Danis nous conseille fortement d’utiliser la méthode indoor : mettre ses plantes à l’intérieur de la maison. Ainsi, on fait d’une pierre deux coups (avoir une raison de vraiment bien chauffer son appart et ne pas avoir besoin de sortir dehors pour récolter son superbe brocoli). C’est aussi la méthode la plus utile pour faire de la culture pendant quatre saisons.

 

(La suite de la suite 🙂 L’éclairage est la clé du succès (si vous n’oubliez pas d’arroser vos cultures, encore une fois…) s’il est bien adapté. Les trois types (pas de gens, de sortes de sources lumineuses) dont nous a parlé Mme Davis sont les tubes fluorescents, qui sont peu chers, pas trop énergivores, populaires mais polluants en bout de ligne, puis les lampes HP au sodium, qui dégagent beaucoup de chaleur et qui sont très utilisées pour la culture de fruits, et enfin les lampes DEL, qui sont probablement l’avenir en terme d’éclairage floral. Pour patenter un truc maison, rien n’est préférable, il suffit que vos plantes aient leur dose de soleil artificiel.

 

Pour vous passer de soleil artificiel, vous pouvez appliquer un truc de grand-mère (oh oui, les trucs de grand-mère existent aussi en serriculture!) qui consiste à positionner ses plants plein sud, en face d’une énorme fenêtre. Ainsi, la plante est au chaud chez vous, a accès à une tonne de soleil du sud et est protégée des méchants vents nord-ouest-est. Ce n’est pas tout, grand-maman a encore des tours dans son sac : l’arrosage manuel dosé selon le type de plante et son état de croissance, le lavage fréquent de ses vitres (moins c’est crasse, plus la lumière passe), les plants disposés en étages pour faciliter la récupération de l’eau, l’hydroponie (Joie, un mot à chercher sur Wikipédia!), l’utilisation des espaces perdus (verticaux inclus, tout est bon pour ne pas gaspiller) et un choix de plantes moins énergivores sont tous des éléments à envisager sérieusement. Pour finir, voici le premier (en importance) des conseils : commencez par caractériser vos besoins et par déterminer un lieu; ce sera crucial pour la suite des opérations.

 

Scénario : Vous êtes maintenant tout réjouis à l’idée de fabriquer votre serre; vous imaginez une kyrielle de beaux choux (sans crème) sur votre comptoir, tout en testant les logiciels de simulation de serres disponibles sur Internet nommés VirtualGrower et Retscreen4; votre enthousiasme vous pousse (Ha! Ha!) à élaborer un projet de serre tellement énorme qu’il sera interdit par votre municipalité (petit projet ≠ gros projet, attention!); qu’importe, vous connaissez maintenant la joie et la fierté de cultiver vos propres produits frais et bénéfiques pour l’environnement. Ou pas. À vous de voir!

 

Pour plus d’informations : Facebook, page d’ÉcoGaïa…

 

Les légumes les plus

énergivores
Aubergines;

Cerises de terre;

Poivrons;

Tomates.

 

Les légumes les moins

énergivores
Betteraves;

Carottes;

Fines herbes;

Radis;

Micropousses;

Tous les légumes feuilles/racine en général.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.