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On monopolise ta bouffe!

Les services alimentaires de Poly sont depuis longtemps grande source de débat. Nombreux sont en effet contre la place privilégiée que possède Aramark au sein de notre institution, et qui en bout de ligne néglige l’intérêt des étudiants. Je parle ici bien entendu de son monopole à Polytechnique, situation CONTRE laquelle je me positionnerai dans cet article. ATTENTION : Le contenu présenté dans cet article ne représente pas la vérité objective de la situation discutée. Il s’agit d’une position de débat qui vise à faire réagir.

Aramark est sujette à de nombreuses critiques : des prix élevés, de la faible qualité/quantité, un service client défectueux… La liste est longue. Pourquoi cette situation est-elle tolérée, voire même présente? La réponse est simple: Aramark dispose d’un monopole quant à la distribution de nourriture sur le campus. Qu’est-ce que cela signifie? Qu’Aramark peut faire ce qu’elle veut, fixer ses propres prix et ses propres règles de qualité, sans craintes de subir de compétition et de perdre des clients. Ceux-ci, c’est-à-dire nous, sont ainsi obligés de faire affaire avec eux pour profiter d’un service alimentaire, sans droit de regard de quelque sorte. La seule règle qui régit est celle de l’argent. Est-ce vraiment ce qui avantage les étudiants?

Les monopoles briment l’un des droits fondamentaux de notre société démocratique, et auquel les étudiants plus que quiconque tiennent à coeur : la liberté de choix. Les jeunes sont en effet à l’âge de la prise de responsabilités, l’âge des décisions. Ils veulent pouvoir décider par eux-mêmes ce qui est bien pour eux. Si on imposait à tout le monde de faire son épicerie au Wal-Mart, plusieurs seraient mécontent. On veut avoir le choix, par rapport à nos goûts et à nos valeurs, de faire l’épicerie dans un supermarché, ou un magasin bio. Il en va de même pour le service alimentaire Aramark. En imposant un monopole, on porte directement atteinte à cette possibilité de choix, à cette expression de nos valeurs personnelles. Nous ne pouvons accepter cette situation.

Ce que les étudiants veulent avant tout d’un service alimentaire, c’est de manger bien, de manger sain, et de manger à bas prix. Avec un monopole, ces trois conditions sont mises en péril. Ce qu’il faut, c’est une diversification, un libre-marché, une liberté de choix. Voilà ce qui ferait le plus grand bien aux étudiants Polytechniciens.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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