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Un après le renouvellement de contrat : où en est le service alimentaire à Polytechnique?

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Voici l’item que l’on rêve tous de voir apparaître sur le menu de la cafétéria. Même les végétariens du Polyscope. Si si, je vous assure. Photo © Éditions Albert Jupé

Pour notre édition « spéciale bouffe » de cette semaine, je n’ai d’autre choix que de vous entretenir d’un sujet qui fait toujours autant polémique, soit le service alimentaire de l’École. Petite mise en contexte : situation rare (mais pas unique), c’est votre association étudiante (l’AEP) qui gère les contrats alimentaires à l’École, et non la direction. Les compagnies assurant le service se sont succédées au fil des ans, mais c’est la multinationale Aramark qui a obtenu le contrat lors des deux derniers appels d’offre.

 

Ça fait maintenant un peu plus d’un an que le renouvellement de contrat a été signé. L’année passée a fait office de lune de miel, ou plutôt d’opération séduction de la part d’Aramark. On nous a présenté un nouveau chef dynamique, qui a un peu brassé les choses. On nous a promis un café neuf au second étage et des sushis, des crêpes sont apparues au Pavillon principal, le menu au 6e du principal a été revu, une page facebook a été créé, bref, on a vu un regain de variété et un effort certain.

 

Un an plus tard, les choses semblent changées de direction. Le nouveau chef est parti et l’identité de son remplaçant n’est pas encore certaine. L’offre de la cafétéria principale a été réduite (exit l’îlot centrale et les sous-marins chaud) dans l’espoir d’en réduire l’achalandage. Le comptoir Bento n’attire pas autant que la petite Italie d’autrefois, probablement à cause des prix assez élevés. Le nouveau système de prix pour le plat principal, pour lequel il y a maintenant trois tarifs, est loin d’être clair : « Les plats végés sont moins cher, sauf lundi parce qu’il y a uniquement des plats végés (?) ». Bref, la lune de miel est bel et bien passée.

 

Bon, je dois vous sembler un peu aigri avec tout ce chialage. Je vais donc me concentrer sur quelques enjeux, bel et bien réels, qui sont presque aussi vieux que l’École :

 

Les prix

Ça c’est le sujet de plainte par excellence. Ils montent un peu chaque année, mais sont surveillés par l’asso et sont supposés suivre l’indice des prix à la consommation. Remarquez que quelques exemples me viennent à l’esprit pour voir comment quelques réorganisations de menu permettent une augmentation fulgurante des prix. Exemple nostalgie : dans mon jeune temps (ok, il y a trois ans), on avait un sandwich baguette 14’’ pour moins de 7 $ à la petite Italie. Tellement gros que beaucoup de jeunes étudiants sans le sous s’en servait pour faire deux repas. Or, si les sous-marins de la café verte sont plus variés, ils sont aussi pas mal plus cher. Que dire du deal sandwich – deux salades du 2e, odieusement disparu pendant les rénovations? MES SALADES! Oups je m’emporte. Enfin, vous comprenez le principe.

 

L’absence d’un café étudiant

Scoop : le café au second étage n’est pas un café étudiant. Il n’y a pas de meubles confortables, pas de café équitable, pas d’étranges thés vivants et pas de hippies. L’absence d’un café étudiant à Poly est une anomalie dans le paysage universitaire québécois et c’est plutôt déplorable. Il y a quelques années, j’avais blâmé le manque de leadership de l’AEP. On me dit toutefois que l’association a bel et bien poussée le dossier lors de la dernière négociation de contrat et que c’est la direction de l’École qui a rejetée l’idée. Déplorable est le bon mot.

 

L’absence d’une vraie cuisine

Plusieurs critiques face à la nourriture à Poly, dont celles sur la qualité et la variété de l’offre, obtiennent souvent comme réponse qu’il n’y a pas de place pour de réelles cuisines et une plus grande cafétéria. Une bonne partie des plats sont donc préparés ailleurs et livrés. C’est aussi pour cela qu’on ne peut installer un lave-vaisselle qui nous permettrait de se débarrasser de la vaisselle jetable. Ces problèmes, en particulier celui de l’espace durent depuis des décennies. Pourquoi ne pas avoir prévu une cafétéria et une cuisine neuve dans le nouveau pavillon Lassonde? Parce qu’apparemment, c’est difficile de faire un bâtiment vert avec une cuisine à l’intérieur. Notre bâtiment est trop écolo pour contenir un lave-vaisselle qui réduirait nos déchets. Oh ironie.

 

Attendons voir

Bon, malgré tout, je laisse la chance au coureur. Après tout, la nourriture s’est vraiment améliorée l’année passée. Et si je déplorerai toujours le fais qu’une asso étudiante donne un contrat à une multinationale, alors que d’autres modèles existent (notamment des COOP), je salue l’effort sans fin des exécutants de l’AEP, qui surveillent tarifs, menus et portions pour s’assurer de conserver un service décent. Au pire si ça se dégrade, on aura qu’à attendre la prochaine négociation de contrat, histoire qu’on nous séduise à nouveau.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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