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« Les vraies affaires »

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© Pixabay.com

Après une semaine intense d’intégration où l’alcool et le plaisir étaient de mise, nous avons tous été choqués. Le prix de la bière que nous chérissons tant a encore augmenté. Maintenant, la somme qu’il faudra débourser pour s’en procurer sera de 2,25 $. C’est 12,5 % plus élevé par rapport à l’année dernière.

C’est une hausse qui coïncide avec l’augmentation du prix de la nourriture vendue par Aramark, mais ceci est un autre sujet que les journalistes du Polyscope traiteront prochainement. Pour revenir à ce qui nous intéresse, la bière va donc coûter plus cher partout dans l’École. Que ce soit dans les comités ou bien durant des évènements comme le Pub du vendredi soir. En général, la hausse passe très mal, elle attaque en effet une denrée élémentaire pour plusieurs d’entre nous. Un aliment nécessaire à l’équilibre mental de certain!

La réaction d’un étudiant en génie électrique démontre clairement l’impopularité de cette nouvelle mesure : « C’est ridicule, maintenant quand je vais avoir bu ma huitième bière, je ne vais pas pouvoir m’empêcher de penser que l’année passée j’aurais pu en avoir bu neuf… » Un autre étudiant en génie électrique a quant à lui été révolté d’apprendre qu’il devrait dorénavant garder des 25 cents sur lui : « Moi j’haï ça traîner du change, c’est désagréable, insupportable! » On est en mesure de se questionner sur les raisons qui ont poussé l’AEP à adopter des mesures aussi impopulaires auprès de l’opinion publique de Polytechnique.

 

Hausse du prix de la bière au Pub du vendredi soir. Photo © Tristan M.R.

Pourquoi la hausse?

Après s’être informé à notre association étudiante, force est de constater que c’est l’augmentation des frais de sécurité durant les évènements qui ont engendré la hausse. Pour éviter d’avoir un budget déficitaire, il fallait faire un choix entre mettre le houblon 25 cents plus cher ou augmenter les cotisations que nous payons tous. Dans l’optique du consommateur payeur, c’est la première option qui fut adoptée pour éponger les dépenses toujours grandissantes. Ainsi, c’est celui qui participe aux diverses soirées qui est pénalisé. En l’espace de deux ans, les frais de sécurités ont plus que doublé. Concrètement, au lieu d’avoir quatre personnes pour nous surveiller au Pub, par exemple, on en a maintenant six. Tout cela dans le but de maintenir l’ordre et la sécurité. Il est normal de vouloir encadrer de jeunes étudiants quelque peu intoxiqués, les comportements de ces derniers pourraient entacher l’image de Polytechnique sur la scène locale ou même à l’étranger. On comprend l’administration de vouloir préserver son image dans les médias et nous protéger. L’ordre et la sécurité avant tout. On n’a qu’a penser à l’UQAM qui a été sous les projecteurs plus d’une fois pour les mauvaises raisons l’année dernière et qui a finalement vu son nombre de nouvelles inscriptions diminué de 5,3 %. Les conséquences de débordements dans une institution universitaire peuvent être graves. Il est toutefois légitime de se demander quel est l’incident qui a entrainé toutes ces précautions. Car dans les dernières années, bien avant la hausse des frais de sécurité, tout le monde survivait à ces soirées et l’harmonie semblait être respectée avec les plus hautes instances de l’École. Il y a donc dû y avoir un débordement, un précédent à toutes ces précautions.

 

Aucun précédent

Quand on interroge l’Histoire récente de notre institution scolaire, on ne trouve absolument rien. Rien qui ne puisse justifier cette présence accrue d’agents de sécurité dans nos évènements. Il est donc très difficile de comprendre cette méfiance de la part de l’administration. Mais à la fin, c’est nous et toute la vie étudiante qui payons pour cette volonté de tout encadrer de manière excessive. Ce n’est pas comme si on allait faire une occupation ou une émeute dans l’École! Même qu’au contraire, il est important de souligner les initiatives étudiantes comme On évite les OUPS qui sensibilisent les Polytechniciens face à l’abus d’alcool.

Afiche vers la grève générale © CLASSE

Si vous lisez cet article et que vous pensez régler le problème en vous réchauffant le gosier bien tranquille chez vous entre amis avant le Pub, pensez à ceux qui ont cours le vendredi! Il peut être compliqué (quoique possible) de boire avant les évènements qui sont souvent juste après les heures de classe. Nous sommes dépendants de l’alcool vendu sur place. Il faut réagir et se sortir la tête du sable sinon, nous serons condamnés à la modération (qui soit dit en passant a bien meilleur goût)… En s’inspirant d’une action contestataire des dernières années, portons le carré broue pour montrer notre opposition à la hausse du prix de la bière.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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