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Victoire sucrée ou défaite amère?

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Un genou à terre pour saluer les Bleus qui s’envolent vers la victoire © PolyPhoto

La première chute de neige en aura découragé plus d’un, nos cousins français ayant même solennellement déclaré la fin de l’été en ce samedi 17 octobre 2015. Mais pour les plus braves (ou juste ceux qui sont habitués), cette frisolée de neige ne les aura pas découragés d’aller assister à l’affrontement dantesque entre le Bleu et Blanc de Danny Maciocia et le Rouge et Or de Glen Constantin. C’est même dans une brume providentielle que les athlètes, entourés de leur aura combattive débordante, sont entrés sur le terrain pour en découdre une bonne fois pour toute, vivement encouragés par les cheerleaders et leurs nouvelles figures éblouissantes.

Un genou à terre pour saluer les Bleus qui s’envolent vers la victoire © PolyPhoto

Un genou à terre pour saluer les Bleus qui s’envolent vers la victoire © PolyPhoto

Ce sera un affrontement entre deux bonnes équipes » a déclaré en pré-game l’entraîneur en chef. « J’aime penser que ce sera probablement le match à suivre cette semaine dans le SIC. La victoire se décidera sur des détails. Il sera très important que l’on performe à notre plus haut niveau». Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’était pas loin du compte.

 1ière mi-temps

Avec pour la septième fois cette saison, un stade comble de 5100 personnes et une marque finale de 22-16 en faveur des Carabins, la défaite bien qu’in extremis du Rouge et Or s’est profilée dès la première mi-temps. En effet, les hommes de Glen Constantin, qui ont concédé cinq pénalités aux Carabins, auront laissé échapper la balle trois fois dont une qui aura menée à une interception du n°15 François Hamel. Au final, le Rouge et Or aura vu trois joueurs sortir du terrain sur blessure pendant cette mi-temps. Les Carabins en revanche, ne concéderont aucune interception, aucune faute ni aucune blessure d’un de leurs joueurs durant cette mi-temps. La seule marque notable de la présence du Rouge et Or dans cette dernière aura été dans la pression exercée par les defensives-end et les cornerbacks, empêchant ainsi le Bleu et Blanc de mener son jeu aérien.

2ième mi-temps

Toutefois, ce constat n’est valable que pour la première mi-temps. En effet, durant la seconde mi-temps c’est tout l’inverse qui s’est produit et c’est même là qu’on a pu voir à quel point ces deux équipes se ressemblent. Le Rouge et Or a concédé trois fautes, une interception et subit trois sacks tandis que le Bleu et Blanc a concédé cinq fautes, une interception mais n’aura subi aucun sack. Il est aussi à noter que le Rouge et Or a laissé échapper la balle à plusieurs reprises montrant ainsi que même David n’est pas invincible face à Goliath.

 Bilan

Néanmoins, ce qui aura le plus marqué cette rencontre, ce n’est pas la diversité des supporters – on aura vu des fans des Rhinos, des Texas Holdens, des Philadelphia Eagles sans compter une pleine section de supporters du Rouge et Or – ni même le soleil qui pointa ses premiers rayons à l’occasion du premier touché des Bleus pour ne plus jamais nous quitter par la suite (hasard? Je ne crois pas). Non, c’est d’une part le changement de stratégie radicale des Bleus vis-à-vis du précédent match contre Sherbrooke – un jeu au sol beaucoup plus percutant avec notamment Sean Thomas Erlington (n°1) qui a couru plus de 60 verges en deux courses, perçant ainsi littéralement la défense de Laval. D’autre part, la découverte de nouvelles pépites : les supporters connaissent tous les noms de Gabriel Cousineau (n°4-QB), Régis Cibasu (n°3-REC) ou Sean Thomas Erlington (n°1-RB) mais de nouveaux noms tel que Louis-Mathieu Normandin (n°88-REC), Gabriel Parent (n°2-RB) ou Frédéric Chagnon (n°49-LB) se doivent d’être retenus après ce match. Frédéric a rabattu trois passes à des moments critiques lors de la seconde mi-temps, Louis-Mathieu a capté une passe de 32 verges malgré deux cornerbacks et une autre passe de plus de 50 verges malgré un cover serré en seconde mi-temps.

Au final, avec une victoire contre Laval, une victoire de Sherbrooke 7 à 0 contre McGill et une défaite de Bishop 0 à 63 contre Concordia, les Bleus restent seconds du classement RSEQ. Bien qu’une défaite contre Bishop soit peu envisageable, une défaite contre Concordia le 31 octobre 2015 pourrait mener les Bleus à la troisième place et ainsi les priver de demi-finale malgré leur quatrième place au classement universitaire canadien pour le moment. Soyez donc là en masse pour le dernier match de la saison régulière!




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