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Trêve de débats inutiles : place au jeu percutant !

Après une période de débat vaine en arguments constructifs, les deux partis ont décidé d’en venir aux poings, aux larmes et au sang. Le rendez-vous était donné ce samedi 3 octobre 2015 à 16 h au stade de l’Université de Sherbrooke. La foule, réunie en masse aux couleurs de leurs partis respectifs, s’était bien entendu préalablement réchauffée lors du traditionnel pré-meeting plus communément appelé tailgate afin de reprendre des forces avant cet affrontement titanesque.

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Le Parti conservateur assailli de tous bords par le Parti vert.

Forte de 5515 personnes, cette rencontre sanglante opposant le Parti vert — à leur tête, M. Daniel Green alias Jérémi Roch et le Parti Conservateur avec M. Stephen Harper alias Gabriel Cousineau comme tête de file — aura fait sensation auprès des électeurs en voyant la victoire historique du Parti vert sur le Parti conservateur sur le score serré de 17 voix à 12. Le Parti conservateur partait pourtant avec une longueur d’avance avec trois victoires et une seule défaite en rencontre aller contre les hommes du Parti libéral de M. Glen Constantin. Mais le Parti conservateur n’a pas su contrer les arguments pointilleux de son adversaire et se retrouve donc en deuxième place des sondages électoraux, en concurrence directe avec le Parti vert. Tous deux enregistrant une fiche de 3-2 avec une différence de seulement quatorze points dans le quota de voix général.

Il est pourtant à noter que rien n’était gagné d’avance dans cette rencontre. Malgré la présence tendancieuse des sympathisantes en tenue de cheerleaders du Parti vert qui ont enchaîné des figures acrobatiques hallucinantes avec des positions aguichantes tout au long de la rencontre, les représentants de David Lessard (Parti vert) et de Danny Maciocia (Parti conservateur) se sont rendus coup pour coup dans cette première moitié de rencontre : les deux formations se sont échangées des bottés parfaitement vrillés d’une moyenne de quarante verges tout en se volant la parole à cinq reprises notamment grâce à Alexandre Gagnon, n°90 du Parti vert et du n°8 du Parti conservateur Jonathan Boissonneault, qui ont tous les deux volé la parole à leurs adversaires respectifs en moins d’une minute. Des tentatives de contournements percutantes autrement appelées sacks ont bien entendu été utilisées pour tenter, parfois avec succès, de déstabiliser l’argumentaire de l’adversaire (total de trois sacks dans la première partie de la rencontre). Néanmoins le Parti conservateur n’aura voulu compter que sur ses figures vedettes que furent le n°88 Louis-Mathieu Normandin et le n°3 Régis Cibasu pour étirer le jeu vers des passes assez longues tandis que le Parti vert comptera plus sur son n°34, Félix Marquis-Chévrier pour rattraper au vol l’argumentaire des Verts sur des passes courtes exécutées avec précision tout en rushant des verges de manière significative : entre trois et huit verges au rush.

C’est dans la deuxième partie de la rencontre que le Parti conservateur s’est malheureusement écroulé par l’encaissement de deux arguments décisifs en fin de troisième quart : à 1:47 avec le n°1 Carl Gagnon-Bisaillon (Parti vert) et suite à une interception de Mathieu Quirion à 24,1 s de la fin du troisième quart.

Accablés par ces arguments, qui ont percé en plein dans les promesses électorales du Parti conservateur, ce dernier n’a pas su utiliser d’autre argument que le placement pour répondre aux atouts percutants du Parti vert — quand bien même les sondages leur donnaient six voix de retard — concédant même un vol de tour de parole capital autrement appelé interception pour l’issue du match à 15,2 s de la fin de la rencontre par le n°15 Anthony Tanguay, piétinant ainsi tous les espoirs du Parti conservateur de remonter son quota de voix.

Au final, la prière de Philip Enchill, n°5 du Parti conservateur, avant le début du match contre le poteau de botté n’aura pas aidé les partisans de Danny Maciocia à affronter les arguments décisifs du Parti vert dont il est à noter la performance historique de leur tête de liste, Jérémi Roch, n°12 qui a battu deux records québécois et canadiens durant ce match : record du plus grand nombre de passes lancées avec 1365 passes et record du plus grand nombre de passes complétées.

Il reste donc au Parti conservateur à entamer une réflexion de fond sur sa stratégie et ses choix de joutes verbales, car le prochain affrontement conte le Parti libéral — rival attitré depuis la victoire du Parti conservateur aux dernières élections — le 17 octobre 2015 au CEPSUM de Montréal s’annonce décisif pour les élections et la course au titre.

PS : Pour ceux et celles qui ne comprennent pas tout, remplacer Parti conservateur par Carabins, le Parti vert par le Vert et Or et le parti libéral par le Rouge et Or.

Rencontre glaciale mais néanmoins sanglante du Parti conservateur face au Parti vert !

Rencontre glaciale mais néanmoins sanglante du Parti conservateur face au Parti vert !




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