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Médias à Poly : le monopole français

Il a été porté à l’attention du Polyscope qu’une conspiration avait actuellement lieu à Polytechnique. La totalité des comités médias sont dirigés par des Français, la vénérable publication du Polyscope n’étant pas épargnée. Pourquoi une telle francisation des directeurs? Qui sont-ils? Quels sont leurs réseaux? Enquête.

Depuis les élections d’avril dernier, tous les comités ont vu leur exécutif renouvelé. Une transition habituellement sans anicroches.

Seulement voilà, simple hasard des choses ou plan machiavélique des francs-maçons, la totalité des comités média, de PolyPhoto à Poly-TV, en passant par Polyrad et Le Polyscope, se retrouvent maintenant aux mains d’étudiants d’origine française.

 

La rédaction du Polyscope a du mal à croire à une simple coïncidence.

Pour nous, il s’agit purement et simplement d’une tentative de prise de contrôle de l’esprit des Polytechniciens. En contrôlant les médias, les directeurs contrôlent les étudiants.

 

« Ils complotent derrière notre dos »

D’après nos sources bien informées, ces quatre directeurs auraient déjà profité de l’été pour organiser et mettre sur pied leur offensive.

Suite aux travaux du 2ème étage du Pavillon principal et au déménagement des comités concernés dans un seul et même local, les membres ont fait plus ample connaissance. La création d’une association des quatre comités aurait alors germé dans leurs esprits.

Malgré l’École presque vide pendant l’été, ces nouveaux dictateurs, afin d’éviter que leurs manigances soient découvertes, complotent alors sur internet au travers d’un logiciel de visioconférence. Personne pour les arrêter.

 

Le Polyscope révèle tout au grand jour.

S’en suivent une association clandestine appelée l’AMEP (probablement pour Association Malfaisante des Emmerdeurs de Paris), des projets de lobotomisation des nouveaux lors de la semaine d’intégration (inutile de parler de l’innocent établissement à vocation récréative, El Zaz Bar, réquisitionné pendant le Rallye des bars ou de l’infâme tente média lors du Show de la rentrée) ou encore de l’organisation au courant de l’année de l’insidieux Pub Média, sous l’œil impuissant du comité du Pub. On parle même d’une infiltration dans le comité de l’Agenda de l’AEP.

Nous dénonçons là un abus de confiance.

User de ses privilèges de directeur pour ainsi contrôler Poly et peut-être, qui sait, à terme, le monde.

 

« Une situation inquiétante »

Les rédacteurs du Polyscope ne sont pas les seuls à être alarmés par cette inquiétante révélation, de nombreux étudiants se posent aujourd’hui des questions, remettant même en cause leur sécurité au sein de Polytechnique.

Et les faits ont de quoi inquiéter : avec près de 20% d’étudiants d’origine française à Poly, c’est une véritable invasion. Ces étrangers sournois se fondent dans la masse, incognito dans le bassin d’innocents étudiants québécois.

 

« On ne peut pas les reconnaître! Si seulement ils portaient tous un chandail rayé et une baguette sous le bras, comme à Paris! », déclare, affolée, Stéphanie, étudiante en génie industriel.

Il est vrai que la marinière et le béret ont été pendant des années des signes distinctifs qui permettaient de faire la différence entre ces mangeurs d’escargots et les Québécois pure laine porteurs de chemises carreautées.

 

Le repérage est cependant plus aisé à HEC Montréal où ces Gaulois se retrouvent tous devant l’entrée des étudiants pour « en griller une », quelque soit le climat. C’est entre deux bouffées de cigarette que l’on se rend compte que le problème est encore plus grave chez nos compatriotes de l’École de commerce. Certains posant même l’hypothèse qu’HEC Montréal serait en fait le campus montréalais d’HEC Paris.

 

« Depuis son passage en France, je ne la reconnais plus »

Nous faisons là face à un problème de grande envergure. Même au-delà des murs de Poly, les Français arrivent à laver le cerveau d’innocents Québécois. Ces étudiants qui partent en échange ou en stage en France inquiètent vite leurs proches.

Une étudiante en Biomed, qui a voulu rester anonyme, nous confie sa grande crainte concernant sa meilleure amie : « Depuis son échange à Compiègne, je ne la reconnais plus. En revenant à Montréal, elle avait développé une pointe d’accent français et une connaissance avancée des vins. Maintenant, c’est impossible d’acheter une bouteille cheap à la SAQ sans qu’elle nous sorte une de ses petites phrases snobs et cinglantes ».

« C’est sans parler de son garde-robe. Des rayures. Des rayures de partout », finit-elle en sanglots.

 

Interrogée, la concernée rétorque « Je ne vois pas de quoi vous vous inquiétez, ils sont adorables! »

« Un peu lourd à vous demander de chanter du Céline Dion ou de savoir si vous vous déplacez à dos d’ours polaire, mais ils savent apprécier les bonnes choses et vous faire découvrir leur incroyable gastronomie! »

 

« Une ville trop stylée »

Questionnés sur leur venue dans notre Belle Province, c’est envahisseurs répondent à voix forte : « Putain mais c’est abusé. On vous envahi pas, merde! C’est juste plus stylé Montréal. »

Un autre de déclarer : « Non mais c’est de pouvoir parler anglais si je veux, quoi. Parce que j’aurais pu partir aux States, mais c’est relou de devoir parler anglais tout le temps ».

Une venue donc uniquement motivée par un désir de liberté? Faut-il pour autant développer une francophobie?

Un membre de Polyrad nous éclaire enfin sur la situation du Vieux Continent : « Paname [NdlR : Paris] c’est overloadé de DJs qui se la pètent. C’est impossible de percer ».

On comprend mieux maintenant la situation dans les quartiers du Plateau ou du Mile End.

 

Une menace qui semble finalement assez inoffensive.

 

 

La direction de l’École n’a pas désiré commenter ces accusations (en même temps, nous ne l’avons pas contactée…)




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.