Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Top 3 des histoires qui hantent certaines autos

Spécial Halloween pour cette chronique auto! Notre chroniqueur nous fait part des histoires d’horreur qui hantent certaines marques de véhicules. Si les problèmes associés à ces histoires ont supposément été réglés depuis longtemps, les récits tant qu’à eux se perpétuent dans le temps… parfois avec raison!

Eh oui, je vous présente encore une fois un « top 3 » éclatant. Cependant, celui-ci traite d’horribles problèmes automobiles plutôt que d’un classement des meilleures voitures d’une certaine catégorie. Attention, ce texte résulte d’une généralisation. Il se peut très bien que vous n’ayez aucun problème avec votre voiture même si celle-ci figure dans les lignes qui suivent.

 

Volkswagen et le feu

J’en ai glissé un mot dans mon dernier article, Volkswagen a connu de terribles années avec l’arrivée des systèmes électroniques à bord de leurs véhicules. Cependant, l’histoire d’horreur ne s’arrête pas juste à une voiture refusant de démarrer ou à une facture colossale de réparation faisant vivre les compagnies de crédit de ce monde. En effet, les voitures Volkswagen ont, plus qu’à la normale, soudainement pris en feu. Bien que les amateurs de voitures en parlent souvent dans un contexte de plaisanterie, durant les années 90, les faits reprochés se sont bel et bien produits. Le problème vient en fait principalement des modèles produits au Mexique selon les amateurs de la marque.

 

Il faut toutefois admettre que les problèmes électriques ou électroniques chez Volkswagen et Audi étaient monnaie courante dans ce temps-là, ce qui en faisait une excellente source pour s’allumer un feu. Pour illustrer mes propos, une connaissance à moi m’a envoyé une photo d’une voiture qui est entrée en combustion spontanée sur le boulevard Décarie. Il s’agissait d’une Volkswagen Beetle 1999. Par ailleurs, un autre de mes amis est allé effectuer un essai routier d’une Jetta 2014 afin de vérifier la qualité des nouveaux produits Volkswagen. Lors de l’essai, le tableau de bord s’est illuminé comme un sapin de Noël et la voiture échouait à allumer ses chambres de combustion. L’essai s’est terminé là. Bref, il s’agissait d’un gros problème d’électronique digne d’une voiture de l’union soviétique, comme quoi l’image de fiabilité des systèmes impliquant de l’électricité ne colle pas encore à la marque.

 

Mazda et la corrosion du fer

Vous êtes propriétaire d’un véhicule Mazda? Je suis persuadé que votre voiture a entamé son processus de corrosion et que celui-ci est plus avancé que sur d’une autre voiture ayant le même âge. L’histoire d’amour fatale entre Mazda et l’oxydation du fer débute avec leur modèle Protégé. Les premiers modèles dans les années 80 ne rouillaient pas plus que leurs compétiteurs japonais de l’époque, inadaptés au climat canadien. Cependant, les modèles subséquents ont continué à rouiller presqu’autant, ce qui n’avait aucun sens vu les avancées métallurgiques. En 2004, les Mazda3 avaient la fâcheuse habitude de devenir corrodées après seulement deux ou trois années seulement! C’est l’horreur pour un véhicule de cet âge !

 

Mazda nous a affirmé aux alentours de 2007 que le problème avait été réglé, mais lorsque l’on regarde les modèles 2008+, on y retrouve toujours de la rouille dans les ailes arrières! Dernièrement, on nous affirmait que les modèles 2013+ n’auront pas de problèmes car ils n’utiliseront plus le même alliage médiocre. Les premiers retours sur internet sont mauvais pour Mazda. En effet, les nouveaux modèles ont déjà de la rouille dans les joints (soudures) de la structure… Histoire d’épouvante à suivre, mais encore l’an dernier, le palmarès des voitures ayant une faible résistance à l’oxydation plaçait Mazda en première position. Pourtant, Mazda vend toujours plus de voitures; c’est à ne rien y comprendre.

 

Subaru et les moteurs vampires

J’ignore si vous avez remarqué le ronronnement bestial des moteurs Subaru, mais les modèles de cette marque possèdent une mécanique spéciale; les cylindres sont « couchés » à 90°. De cette configuration sort un son particulier du système d’échappement, très apprécié des amateurs de mécanique. Cependant, cette disposition des cylindres apporte aussi son lot de problème. La gravité affecte le piston qui « veut » tomber et fini par frotter (légèrement) sur la paroi de la chambre de combustion. À l’inverse, dans le haut, l’huile subit elle aussi l’effet de la gravité et cherche à retomber plutôt qu’à lubrifier. Avec le temps (cela en prend pas beaucoup, environ 50 000 kms), il y a usure et l’ensemble devient ovale plutôt qu’en forme de cercle. Il en résulte un violent claquement (le piston oscille vu son changement de forme) qui procure un son effrayant pour l’oreille. Ceci amène une usure du moteur ainsi qu’une surconsommation d’huile de l’ordre de 3L pour 1500 km! (voir image) L’horreur pour un véhicule presque neuf! En effet, un moteur consommant autant est normalement considéré « scrap ». De plus, la pompe à huile se montre peu crédible selon le dossier de fiabilité consulté.

 

Ces horreurs affectent étrangement seulement la version 4 cylindres et Subaru, contrairement à Mazda, ne reconnait pas le problème et rejette la faute sur le client…

 

Toujours présents

Certaines marques automobiles ont leurs problèmes spécifiques, tandis que d’autres ont seulement certaines difficultés avec un modèle en particulier. Quoi qu’il en soit, de la mécanique reste de la mécanique et un bris peut toujours survenir. Il est cependant effrayant de constater que ceux présentés dans cet article se montrent assez courant pour que les amateurs de mécanique lancent des blagues à propos de ces derniers. Bref, ce sont de belles histoires d’épouvantes que je ne vous souhaite aucunement à vous ni à votre voiture.

 

En passant, soyez vigilant la semaine prochaine, il y aura des petits monstres qui traverseront la rue dans votre quartier lors de la tombée du jour!




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.