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Ordures + Ingéniosité = Vidanges Power!!!

Qu’est-ce que Ti-Mé Paré (Popa) a en commun avec la semaine de l’environnement? Oui, la barbe de Hippie-Hipster-Maudit-Carré-Rouge, mais aussi, les vidanges!

Premièrement, combien produisons-nous de vidanges? Quelle sorte?

 

Selon le plus récent rapport gouvernemental sur la question (2007), les Québécois en région rurale produisent 375 kg/personne/année, comparé à 418 pour ceux en région urbaine.

Oui. C’est toi, ça! Au rythme actuel, chacun d’entre nous aura généré, à l’âge de 70 ans, entre 400 et 500 fois son poids en déchets domestiques.

 

Cependant, le taux de récupération moyen est en nette progression au Québec. En 2010, nous récupérions près de 64,8% des matières recyclables. Mais ces matières recyclables ne sont qu’une petite partie des déchets, la majorité étant des matières organiques.

 

Mais qu’arrive-t-il aux déchets au Québec? La majorité va dans des sites d’enfouissement sanitaires (un dépotoir où l’on récupère le lixiviat avant qu’il ne rejoigne les nappes phréatiques), et le reste finit enterré, dans des champs où quelques feu ne s’éteignent jamais, ou incinéré dans l’un des 5 incinérateurs désuets du Québec.

 

La grande majorité des dépotoirs du Québec ne sont pas conformes aux normes de pollution environnementale, mais pourtant, 80% des déchets y finissent. C’est une solution rapide, mais qui ne valorise aucunement les ordures.

 

Par contre, ce n’est pas le cas partout. En Suisse, par exemple, seulement 1% des déchets se retrouvent dans les dépotoirs. Leur secret? Des incinérateurs très performants.

 

En effet, leurs 3 incinérateurs dernier cri produisent beaucoup d’énergie (3 tonnes de déchets = 1 tonne de carburant), tout en gardant un taux d’émission bien en deçà des normes d’émission déjà très basses du pays. Ils en font même une entreprise, important les déchets d’autres pays européens, faute d’ordures à brûler.

 

Cependant, l’incinération se doit d’être le dernier échelon. Il faut valoriser le plus possible les autres déchets avant de se résoudre à cette étape.

Voici les options :

 

Recyclage :

Le recyclage sauve 5 fois plus d’énergie que l’incinération en récolte. Cependant, au Québec, les entreprises de recyclage ne sont pas rentables. En effet, l’usine Klareco qui recyclait 70 % du verre au Québec a fermé ses portes en avril 2013. Pourtant, 90% des matières résiduelles pourraient être recyclées.

 

Déchets organiques :

Il existe plusieurs manières de valoriser les déchets organiques, mais les principales sont le compost et la bio méthanisation. Montréal prévoit construire 4 usines de bio méthanisation d’ici 2015, récupérant le gaz que les bactéries libèrent en consommant les ordures. Il existe tout de même une récupération des déchets organiques à Montréal, mais seulement 55 000 personnes sont présentement desservies.

 

Sinon, il y a la chaleur du compost. En effet, le compost, c’est chaud. Cette chaleur est récoltée depuis 2000 ans en chine. C’est également un concept utilisé depuis longtemps en France, où il a été calculé que le compost peut produire 1055 kilojoules/heure/tonne pour 18 mois (max). Il suffit de recouvrir un tuyau de compost pour que l’eau soit chauffée, ce qui en fait une source d’énergie vraiment inutilisée au Québec.

 

Déchets non-organiques :

Un incinérateur spécial, utilisant la gazéification plasma, peut prendre toutes sortes de déchets, organiques ou non, et les transforme en plasma. Des torches au plasma chauffent l’air dans l’incinérateur à 4500 °C, gazéifiant les déchets. Ce gaz est filtré et purifié pour en faire du carburant, principalement de l’hydrogène. Le reste est séparé et purifié pour être revendu (mercure, sulfure, etc.). Ce qui n’est pas gazéifié produit une bouillie vitrifiée utilisable sans danger comme matériel de construction.

 

Déchets nucléaires :

Seul 3% de l’énergie nucléaire possible est récoltée dans les réacteurs à uranium. Le reste finit en déchet radioactif pour des centaines de milliers d’années, enterrés dans d’anciennes mines de sel renforcées. Mais il existe une meilleure solution.

 

Une compagnie fondée par des étudiants du MIT a prouvé un concept de réacteurs utilisant les déchets nucléaires existant, récoltant plus de 98% de leur énergie, générant 5 Méga Watt d’énergie pour 1,5 milliard [NdlR : de patates?], ne produisant qu’une petite quantité de déchets, actifs pour quelques centaines d’années seulement. Aucun n’est présentement construit, mais la Chine est en train d’investir dans ces solutions.

 

Ces technologies ne sont que la pointe de l’iceberg. Je vous encourage donc à vous renseigner sur le sujet, spécialement pour nous, qui vivons dans une province qui traîne énormément de la patte dans ce domaine.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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