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Le Jeu de l’Imitation

Un film qui vous tient en suspens et qui met la lumière sur la biographie d’un célèbre cryptologue, ça vous tente? Voici donc une histoire qui va vous plaire!

Ne pas se conformer aux attentes d’une société donnée où l’on vit est une réalité difficile à vivre, qu’il s’agisse d’un génie qu’on considère extravagant à cause de sa vision, d’une personne issue d’un groupe minoritaire ou tout simplement de ne pas ressembler aux autres.

 

C’est sous cette lumière que j’aimerais vous présenter le film Le Jeu de l’Imitation, sorti récemment dans les cinémas.

On y retrouve le fameux Alan Turing, le mathématicien et cryptologue anglais qu’on estime être l’un des fondateurs de la science informatique. Le film se concentre sur la période de sa vie où, pendant la Seconde Guerre mondiale, il a travaillé au sein d’une agence secrète britannique destinée à craquer la machine d’encodage nazie Enigma que l’on considérait comme impossible à craquer.

Nous y voyons Alan qui choisit d’aborder le problème sous un angle totalement différent et son idée innovatrice lui a valu beaucoup de mépris et d’incompréhension. On le voit avoir des difficultés à s’intégrer dans son équipe de travail autant à cause de ses idées originales qu’à cause de sa personnalité différente des autres.

Néanmoins, Turing trouve une amitié inattendue avec une jeune collègue, Joan Clarke, qui est aussi marginalisée parce qu’elle est une femme à une époque où la société ne tolérait pas celles qui voulaient faire carrière.

D’ailleurs, un autre sujet douloureux abordé dans Le Jeu de l’Imitation est le traitement inhumain des homosexuels dans les années 40 où le seul fait de l’être était considéré comme une indécence et un crime.

 

En ce qui concerne le film comme tel, la première chose qu’on remarque est la performance remarquable de Benedict Cumberbatch qui réussit complètement à s’intégrer dans le personnage.

On peut reprocher à ce film d’avoir des inexactitudes historiques mais, personnellement, je ne trouve pas que c’est un grand défaut, car il ne s’agit pas d’un documentaire.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.